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Victimes de l'Holocauste: mission accomplie

Rolf Bloch, président du Fonds suisse en faveur des victimes de l’Holocauste dans le besoin. Keystone

Créé en 1997, le «Fonds en faveur des victimes de l'Holocauste» a distribué près de 300 millions de francs à 312 000 survivants dans le besoin.

Ce contenu a été publié le 25 janvier 2002 - 08:55

La plus grande part des fonds alloués est allée vers l'Europe centrale et orientale. Mais des personnes démunies vivant dans des pays riches ont également bénéficié du même coup de pouce.

Parmi elles, une centaine de Suisses. Des rescapés de l'Holocauste qui vivent - selon les critères retenus par le Fonds - dans un vrai dénuement. «C'était la première fois qu'une instance officielle s'intéressait à leur sort», lance le président de la fondation Rolf Bloch.

Et puis, aux Etats-Unis, au Canada et en Israël 124 000 personnes ont, elles aussi, touché entre 600 et 2000 francs. Une somme symbolique. «Mais, ajoute Rolf Bloch, si vous vivez avec une rente d'environ 20 dollars par mois, ça représente une petite fortune.»

La distribution prendra fin officiellement cet été. Mais Rolf Bloch est, d'ores et déjà, particulièrement satisfait. Pour lui, une bonne partie des rescapés des persécutions nazies qui vivent aujourd'hui dans la pauvreté ont ainsi pu être soulagés.

Une action utile à d'autres

«L'ensemble des démarches que nous avons entreprises pour atteindre les survivants de la Shoah pourra également servir à d'autres organisations», ajoute Barbara Ekwall, secrétaire générale du Fonds.

A commencer par Edward Kormann, le magistrat américain qui a été chargé de superviser la distribution des 1,25 milliard de dollars de l'accord conclu entre les grandes banques suisses et les organisations juives.

Reste à savoir si cette action humanitaire décidée par Berne en pleine crise des fonds en déshérence aura permis aux Suisses de se redonner une bonne conscience.

Rolf Bloch ne le pense pas. «Les Suisses ont le sentiment qu'ils ont été mal compris et que la crise tournait uniquement autour de questions matérielles, affirme-t-il. Par ce geste, elle a voulu manifester sa tradition humanitaire, indépendamment des questions juridiques, et du rôle joué par les banques et le gouvernement suisse pendant la guerre».

Frédéric Burnand

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