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Valse à cinq temps pour entrer au gouvernement

Hans-Rudolf Merz, Franz Steinegger, Christine Beerli, Fulvio Pelli et Christine Egerszegi. Keystone

Deux femmes et trois hommes ont décidé de briguer la succession de Kaspar Villiger le 10 décembre prochain.

Ce contenu a été publié le 29 octobre 2003 - 14:13

La liste des candidats radicaux (droite) à cette élection fédérale est complète.

Le délai de dépôt des dossiers échoit officiellement ce vendredi, mais la candidature du conseiller aux Etats (sénateur) d’Appenzell Rhodes-Extérieures Hans-Rudolf Merz (61 ans) a définitivement arrêté la liste des politiciens radicaux souhaitant succéder à Kaspar Villiger.

Finalement, deux femmes et trois hommes se lancent dans la course à la succession de l’actuel ministre radical des Finances.

C’est tout d’abord le cas de l’ancienne conseillère aux Etats bernoise Christine Beerli (50 ans) et de la conseillère nationale (députée) argovienne Christine Egerszegi (55 ans).

Parmi les candidats masculins, mis à part Hans-Rudolf Merz, on compte encore le conseiller national tessinois et chef du groupe radical Fulvio Pelli (52 ans) et l’ancien conseiller national et ancien président du parti Franz Steinegger (60 ans).

Le «conservateur»

L’Appenzellois Hans-Rudolf Merz a été le dernier à annoncer sa candidature. A Berne, il préside la Commission des finances du Conseil des Etats. Il est également membre des commissions de la sécurité politique et de la politique étrangère.

Hans-Rudolf Merz représente l’aile droite du parti radical. Il se veut le défenseur d’une politique financière et économique bien marquée à droite.

«L’expérimenté»

Un peu plus au centre, Franz Steinegger est une figure emblématique de la scène politique fédérale (23 ans au Conseil national). Président du Parti radical-démocratique dès 1989 et durant plus de dix ans, il est considéré comme le sauveur des causes perdues.

L’Uranais a hérité du surnom de «Katastrophen Franz» suite à sa gestion des inondations qui ont touché son canton d’origine en 1987. C’est également lui que l’on a appelé au chevet de l’exposition nationale, confrontée à de gros problèmes de financement.

«La plus rapide»

L’ancienne conseillère aux Etats bernoise (1991-2003) Christine Beerli a été la première à faire connaître son intention de succéder à Kaspar Villiger.

Avocate de formation, elle est depuis 1998 directrice de la Haute école spécialisée bernoise (autrefois école d’ingénieurs de Bienne). Elle a été confirmée dans sa démarche – en compagnie de Christine Egerszegi – par les femmes radicales le 24 octobre.

«La sociale»

La conseillère nationale argovienne Christine Egerszegi s’est fait connaître par ses combats dans les domaines du social, de l’éducation et de la politique de la santé au niveau fédéral.

Cette ancienne professeur de français est passée par tous les échelons de la politique. Elle a en effet commencé sa carrière sur le plan communal.

«Le latin»

Enfin, l’unique candidature latine est le fait de Fulvio Pelli. L’actuel président du groupe radical pourrait être est le premier Tessinois élu au Conseil fédéral (gouvernement) depuis le retrait de Flavio Cotti en 1999.

Contrairement aux résultats mitigés de son parti au niveau national, il a réussi un exploit personnel qui a permis aux radicaux tessinois de ravir un troisième siège au Conseil national au détriment de la Lega dei ticinesi.

Quel ticket gagnant?

Le groupe parlementaire du Parti radical doit maintenant examiner les différentes candidatures pour déterminer sa stratégie.

Avant les dernières élections fédérales du 19 octobre, il semblait clair que les radicaux allaient soutenir deux candidats, plus particulièrement une femme et un homme.

Mais la percée de l’Union démocratique du centre (UDC/droite dure) qui revendique désormais un second siège au Conseil fédéral risque de changer sensiblement la donne.

Au final, ce sentiment de crise institutionnelle pourrait permettre à Franz Steinegger de se profiler une nouvelle fois comme l’homme fort – le sauveur potentiel – capable de construire un nouvel équilibre au sein du gouvernement.

C’est en tout cas ce que la plupart des analystes de la presse suisse laissent transparaître dans leurs propos.

swissinfo avec les agences

Faits

Cinq personnalités politiques radicales ont officiellement annoncé leur intention de succéder au conseiller fédéral Kaspar Villiger.
Les candidat(e)s sont: Christine Beerli, Christine Egerszegi, Franz Steinegger, Fulvio Pelli et Hans-Rudolf Merz.
Le délai de dépôt des dossiers échoit officiellement ce vendredi.
L’élection au Conseil fédéral aura lieu le 10 décembre.

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