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Urs Meier: un Suisse au-dessus de tout soupçon

Urs Meier, durant le match Allemagne-Corée du Sud. Keystone

Jusqu'au bout de la Coupe du monde, l'arbitrage a été critiqué. Même Urs Meier se trouve indirectement dans une polémique.

Ce contenu a été publié le 30 juin 2002 - 12:33

Manque de doigté, mauvaise politique, désignations peu habiles des arbitres par la FIFA: les hommes en noir (ou en jaune ou en rouge!) ont été critiqués de toutes parts durant cette 17e Coupe du monde.

«Même s'il faut les réduire à un minimum, les erreurs ont toujours existé, constate Urs Meier. Le problème est issu du fait que, cette fois-ci, c'est toujours la même équipe qui a souffert de ces fautes à répétition.»

Au cœur du scandale, une victime et un bénéficiaire. La victime, c'est l'Italie, lourdement lésée au premier tour contre la Croatie (défaite 1-2) et lors de son huitième de finale contre la Corée du Sud (défaite 1-2).

Le bénéficiaire est la Corée du Sud, qui n'a pas eu à se plaindre de l'arbitrage tant contre l'Italie que face à l'Espagne, en quart de finale. De là à provoquer un climat de suspicion...

«Aucun arbitre n'est corrompu»

Certains médias et dirigeants espagnols ou italiens n'hésitent pas évoquer une «conspiration». Urs Meier bondit: «je ne peux tolérer ces accusations, c'est vraiment grotesque, aucun arbitre n'est corrompu».

Seul représentant suisse sur le terrain durant la Coupe du monde, l'Argovien Urs Meier s'en est tiré largement à son avantage. Impeccable à Daegu au premier tour pour diriger Sud-Coréens et Américains (1-1), il a été tout aussi parfait lors de la demi-finale de Séoul, riche en émotions, entre ces mêmes Sud-Coréens et l'Allemagne (0-1).

Agé de 43 ans, il sera atteint par la limite d'âge lors de la prochaine édition, en 2006. «Je ne pouvais pas imaginer une meilleure sortie», avoue-t-il. Une reconnaissance de ses qualités, vu que la finale semblait promise, depuis très longtemps, à l'Italien Pierluigi Collina, considéré comme le meilleur arbitre de la planète.

Une désignation critiquée

Par bonheur, aucune décision litigieuse n'a fait jaser lors de la demi-finale. Car la désignation d'Urs Meier, de langue maternelle allemande, pour diriger des Allemands, a été critiquée dans la presse coréenne et même par le président de la Fédération, le trouble Chung Mong-joon.

Motif du courroux: l'Argovien pouvait communiquer avec les Allemands, pas avec les Coréens. Une critique qui avait déjà été émise par le camp français suite à la désignation d'un arbitre mexicain pour arbitrer France-Uruguay.

Si personne ne se permet de mettre en doute l'impartialité d'Urs Meier, force est de constater que ce choix témoigne d'une certaine maladresse. Pourquoi ne pas lui avoir confié le duel Brésil-Turquie, laissant au Danois Kim Nielsen la direction de Corée-Allemagne?

swissinfo/Gabriel Nadav à Tokyo

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