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Union européenne: un Suisse pour sortir de la crise autrichienne

L’accord du Suisse Luzius Wildhaber permet à tout le monde de sauver la face. Keystone

La Cour européenne des droits de l'homme a accepté jeudi de participer au règlement de la crise autrichienne. Son président, le Suisse Luzius Wildhaber, nommera trois «sages» dont le rapport pourrait permettre la levée des sanctions.

Ce contenu a été publié le 29 juin 2000 - 16:49

Ironie de l'histoire, un Suisse jouera un rôle clé dans la recherche d'un scénario de sortie d'une affaire interne à l'Union européenne. Cela alors que la Suisse avait observé les sanctions contre l'Autriche d'un oeil très critique. Une Suisse qui avait même accueilli à bras ouverts le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, l'assurant de sa solidarité.

Depuis deux mois, l'unanimité initiale des quatorze partenaires européens face à l'Autriche se fissurait. L'isolement imposé à Vienne, bien qu'officiellement seulement bilatéral, mine l'atmosphère des travaux communautaires. Une demi-douzaine de pays plaident ouvertement pour la fin des sanctions résultant de la participation de l'extrême-droite au gouvernement Schüssel.

L'accord du Suisse Luzius Wildhaber - au nom d'une institution dépendant non de l'Union mais du Conseil de l'Europe - permet à tout le monde de sauver la face. Les tenants de la ligne dure, la Belgique et la France en tête, obtiennent une analyse approfondie du respect des grandes valeurs en Autriche, le droit des minorités, des réfugiés et des immigrants en particulier.

Les partisans de la fin des sanctions, pour leur part, entrevoient la sortie du tunnel. Quant à l'Autriche, elle avait, elle-même, appelé de ses voeux un mécanisme d'observation. Seule concession, mais de taille, Vienne a admis que la mission des trois sages ne soit assortie d'aucun délai.

Comme par hasard, le début d'une solution intervient alors que l'Autriche vient de débloquer la discussion sur la taxation de l'épargne. Mais tant les Autrichiens que leurs partenaires se refusent bien sûr à parler de marchandage.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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