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Une solution pour les sociétés annexes de Swissair

Pour les 4500 personnes licenciées par Swissair Group, l'espoir d'un plan social s'amenuise. Keystone

Leurs problèmes de liquidités sont résolus. Par contre, l'argent pour un plan social fait toujours défaut.

Ce contenu a été publié le 02 novembre 2001 - 21:16

Une solution a été trouvée vendredi pour faire face aux problèmes de liquidités des sociétés annexes de Swissair Group. L'UBS, le Credit Suisse Group (CSG), la Banque cantonale de Zurich et l'aéroport de Zurich vont mettre les moyens nécessaires à disposition.

La Confédération libère une première tranche de 50 millions

L'accord sur le financement des activités annexes est important pour le lancement de la Nouvelle Crossair, s'est réjouit Andreas Hugi, porte-parole du département zurichois de l'économie. Le directeur de l'administration fédérale des finances, Peter Siegenthaler a libéré une première tranche de 50 millions de francs du crédit de transition de la Confédération.

Cette aide d'un milliard de francs doit financer Swissair jusqu'à la reprise d'une partie de ses vols par la Nouvelle Crossair, en mars 2002. Pour le Conseil fédéral, la préservation des services annexes constituait une condition pour la libération de la première tranche, rappelle le Département fédéral des finances (DFF).

SR Technics: restructuration en vue

L'accord trouvé vendredi est le fruit d'intenses discussions du groupe de travail «sociétés annexes de Swissair Group». La plus mal en point, SR Technics, se voit garantir un financement de 100 millions de francs. Il s'agit de laisser à la société responsable de l'entretien des avions le temps de se restructurer, précise Andreas Hugi.

L'argent provient du crédit-relais des banques de 250 millions de francs de l'UBS et du CSG, précise Andreas Hildenbrand, du CSG. Jusqu'ici, SR Technics n'avait pas pu profiter de cet argent, mais elle s'est adaptée depuis aux critères de solvabilité des banques.

Quant à Atraxis et Swissport, elles disposent de suffisamment de liquidités jusqu'à leur vente, qui devrait survenir ce mois encore. La première, spécialisée dans l'informatique, est convoitée par la compagnie allemande Lufthansa et une autre entreprise informatique. Swissport doit être reprise par la société d'investissement britannique Candover.

Genève et Bâle impliqués

L'accord de vendredi a été scellé au terme d'une séance réunissant des représentants des banques, des aéroports de Zurich, de Genève et de Bâle, des cantons concernés, des sociétés annexes, ainsi que du commissaire au sursis concordataire provisoire de Swissair Group, l'avocat Karl Wüthrich.

Ce dernier a annoncé dans un communiqué qu'une autre solution avait été trouvée pour Gate Gourmet: un crédit de 30 millions de francs de la part Swissair Group, garanti par le nantissement d'une participation.

La satisfaction et le soulagement

Swissair, le Syndicat suisse des services publics (SSP) et la société d'exploitation de Zurich Unique Airport ont exprimé leur soulagement. Les fonds mis à disposition permettront à Swissair de poursuivre sans interruption les vols prévus dans l'horaire d'hiver, a indiqué Rainer Meier, porte-parole de Swissair.

Daniel Vischer, du SSP, espère pour sa part que le modèle 26/26 est encore d'actualité, car il est le seul à limiter les dégâts en termes d'emploi.

Plan social: pas assez d'argent

La situation est d'autant plus sérieuse que les espoirs d'un plan social pour les 4500 personnes licenciées par Swissair Group s'amenuisent. La task force «personnel Swissair» continue à chercher une solution, car, ni les banques, ni la Confédération n'entendent financer les 100 à 200 millions de francs nécessaires.

La majorité des employés licenciés ne toucheront pas de prestations, même si leur convention prévoyait jusqu'à dix mois de salaire. Jean-Luc Nordmann, chef de la division travail au Secrétariat d'Etat à l'économie et chef de la task force, a qualifié la situation d'«insatisfaisante», vendredi à Berne.

Seules trois sociétés de Swissair Group pourront financer un plan social. La plupart de ceux qui ont perdu leur emploi devront se contenter d'être considérés comme créanciers de premier rang. Et, lorsque la procédure concordataire sera close d'ici à deux ans, ils risquent de ne pas toucher l'entier de leur dû.

Quant aux 352 pré-retraités, auxquels Swissair Group ne verse plus de rente, ils devront retourner sur le marché du travail ou se contenter des prestations de la caisse de pension.

swissinfo avec les agences

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