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Une idée suisse pour le Proche-Orient

Le corps de surveillance fonctionnerait sur le modèle du TIPH. Ici en pleine action aux côtés d'une patrouille israélienne à Hebron. Keystone Archive

Pour pouvoir renouer les fils du dialogue, il faut d'abord respecter le droit humanitaire. C'est l'idée que la diplomatie suisse tente de vendre aux Arabes et aux Israéliens.

Ce contenu a été publié le 21 juin 2002 - 08:33

Dépositaire des Conventions de Genève sur le droit international humanitaire, la Suisse cherche un rôle à sa mesure au Proche-Orient.

Le directeur politique du Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) est dans le régions ces jours-ci pour présenter à plusieurs pays clefs une idée suisse en vue de mettre sur pied un corps d'observateurs du droit humanitaire dans les territoires.

Après l'avoir soumise à l'Arabie Saoudite, l'Egypte, l'Autorité palestinienne et Israël, l'ambassadeur Blaise Godet doit encore la soumettra à la Jordanie et au Liban.

C'est lors d'un point de presse donné jeudi soir à Jérusalem que le Directeur politique du DFAE a révélé le point fort de cette initiative. Qui ressemble, en l'état actuel des choses, davantage à un ballon d'essai qu'à une proposition concrète.

Un corps de surveillance international

Il s'agirait, en l'occurrence, de mettre sur pied un corps de surveillance du droit humanitaire dans les territoires sur le modèle de la TIPH (Présence Temporaire Internationale à Hébron).

La Suisse a d'ailleurs une expérience en la matière. Puisqu'elle participe à la mission de la TIPH déployée dans la région de Hébron.

Ce nouveau corps d'observateurs, selon Blaise Godet, devrait être composé pour un tiers de ressortissants étrangers, pour un tiers de Palestiniens et pour un tiers d'Israéliens.

«Notre proposition, précise l'ambassadeur, peut s'insérer dans les efforts existants pour réactiver les mécanismes du dialogue israélo-palestinien.»

Blaise godet reconnaît toutefois qu'il y a «asymétrie entre observer une armée en mouvement et observer les actes d'un terroriste».

En toute modestie

Cela dit, admet Blaise Godet, «même si ses idées sont mises en oeuvre, la Suisse n'a ni la logistique, ni les moyens de jouer seule en matière de surveillance du droit humanitaire».

Sous-entendu, si le projet suisse venait à progresser, il aurait besoin du soutien des grandes puissances. A commencer par celui des Etats-Unis.

Le Directeur politique du DFAE se veut lui aussi modeste: «je suis venu pour apprendre, je suis venu pour écouter, je suis venu pour soumettre nos idées».

Enfin, pour renforcer le crédit de la Suisse, Blaise Godet a tenu à démentir toute sanction économique helvétique contre l'Etat hébreu.

«La presse a parlé de sanctions, dit le directeur politique du DFAE. Mais le terme est inapproprié. La Suisse a la ferme intention d'honorer les contrats existants d'achat d'armements israéliens.»

swissinfo/Serge Ronen à Jérusalem

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