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Une idée qui a des origines lointaines

Un des 600 jardins familiaux de la ville de Berne. swissinfo.ch

Les jardins familiaux se sont développés dans la seconde moitié du 19e siècle, parallèlement à l’industrialisation et à l’urbanisation.

Ce contenu a été publié le 16 août 2003 - 14:29

Leur fonction était double: apporter un complément alimentaire et combattre l’oisiveté, mère de tous les vices!

Les premiers lopins de terre destinés à des familles ont vu le jour vers le milieu du 19e siècle à Lipsa, en Allemagne.

Cette idée revient à un médecin nommé Daniel-Gottlieb Moritz Schreber. D’ailleurs, en allemand, les jardins familiaux sont de nos jours encore appelés «Schrebergärten».

Les monastères comme modèle

Partisan d’un mode de vie sain, à l’air libre, le médecin allemand a été le créateur du premier «Schreberplatz», une aire de jeu pour les enfants autour de laquelle ont été créés les jardins.

Mais Schreber est décédé avant de voir l’aboutissement de son projet. C’est un directeur d’école, Ernst Innocenz Hauschild qui l’a finalement concrétisé en 1861, trois ans après la mort du médecin.

Les jardins des monastères bénédictins ont servi de modèle aux jardins familiaux. En effet, au moyen-âge, ces moines avaient atteint un sommet en matière de culture de jardins et de potagers.

Après les premiers pas en Allemagne, c’est en France, à la fin du 19e siècle, qu’a été donnée une grande impulsion en faveur de la diffusion des jardins familiaux. Cette impulsion est l’œuvre d’un prêtre, l’abbé Lemire, le propagateur des jardins ouvriers.

L’objectif du prêtre était double. Le produit des jardins devait représenter un complément alimentaire pour les plus pauvres.

Mais le but était aussi moral. Il s’agissait de tenir les ouvriers de l’époque éloignés de l’alcool et d’éviter qu’ils ne sombrent dans l’oisiveté, mère de tous les vices…

Le jardin familial d’aujourd’hui

Dès le début, le mouvement des jardins familiaux s’est développé sur des bases démocratiques. Celles-ci se reflètent dans une organisation basée sur des associations locales regroupées en fédérations nationales.

Depuis 1925, toutes sont affiliées à une ligue internationale dont le siège est au Luxembourg.

Depuis le 19e siècle, les principes moraux de l’abbé Lemire ont bien sûr été oubliés. Au fil des ans, les jardins familiaux se sont transformés en oasis de verdure au cœur de la cité.

Leur présence améliore la qualité de la vie urbaine, offre un contact direct avec la nature et permet la production de produits économiques et sains. Au point de vue social, ils stimulent la convivialité et donnent aux immigrés une occasion de s’intégrer.

swissinfo, Sergio Regazzoni
(traduction: Olivier Pauchard)

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