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Un univers noir et blanc à Bienne

Les grands maître du tournoi de Bienne avec de gauche à droite Hikaru Nakamura, Yannick Pelletier, Magnus Carlsen, Christian Bauer, Andrei Volokitin. Boris Gelfand. swissinfo.ch

Le Festival international d’échecs de Bienne déroule ses fastes pour le 38e été consécutif. Exploit qui fait de lui le 3e plus ancien événement du genre en Europe.

Ce contenu a été publié le 17 juillet 2005 - 17:55

Magnus Carlsen, plus jeune grand maître du monde (14 ans), et Hikaru Nakamura (17 ans), champion des Etats-Unis, sont pour la première fois de la partie.

Bienne a retrouvé depuis ce week-end son statut de métropole noire et blanche à l’occasion de son Festival international d’échecs qui se déroule pour le 38e été consécutif, ce qui fait de lui le 3e plus ancien d’Europe et l’un des plus anciens du monde. «Une tradition dont nous pouvons nous montrer fiers», relève Peter Bohnenblust, président du comité d’organisation.

Quelque 600 amateurs du jeu des rois sont attendus au Palais des Congrès jusqu’au 29 juillet, date de clôture. Neuf tournois au total sont proposés, dont les premiers ont déjà eu lieu samedi et dimanche. Comme de coutume, ce sont les tournois de grands maîtres (masculin et féminin) qui sont considérés comme les épreuves-phares du Festival. Leur première ronde est programmée pour lundi.

Une cure de jouvence

Avec le plus jeune grand maître actuel du monde (le Norvégien Magnus Carlsen, 14 ans), le champion des Etats-Unis (Hikaru Nakamura, 17 ans) et l’un des deux meilleurs juniors de la planète (l’Ukrainien Andrei Volokitin 19 ans), le tournoi des grands maîtres de Bienne a fait une cure de jouvence.

C’est l’Israélien Boris Gelfand, numéro 10 mondial, qui est le favori désigné. Le tableau est complété par le Biennois Yannick Pelletier, le meilleur grand maître ayant grandi en Suisse et le Français Christian Bauer, membre de l’équipe nationale tricolore.

Les dames ne sont pas en reste avec leur propre tournoi sur invitation, avec en tête d’affiche la Française Almira Skripchenko, championne d’Europe en 2001, ou la championne du monde juniors, la Russe Ekaterina Korbut, 20 ans. Sans oublier la redoutable Ukrainienne Inna Gaponenko, qui a grimpé récemment jusqu’à la 11e place mondiale.

Une marque déposée

Malgré une concurrence internationale acharnée, malgré l’anarchie régnant au sein de la Fédération internationale des échecs (sans leadership sérieux), malgré des tournois qui arrivent puis disparaissent aux quatre coins de l’Europe, le Festival seelandais parvient à tirer son épingle du jeu.

«C’est une marque déposée», relevait récemment le Russe Peter Svidler, vainqueur en 2001 et actuel no 7 mondial. Quant à Boris Gelfand, présent au Festival, il précise que «Bienne compte sur le circuit international et que la plupart des grands maîtres apprécieraient de l’accrocher à leur palmarès.»

Le nom de Bienne figure en très bonne place dans les revues spécialisées, dans les bases de données informatiques et dans les différents ouvrages de référence. Grâce à sa tradition, grâce aussi à son glorieux passé qui l’a vu organiser trois tournois internationaux (principales étapes du championnat du monde) en 1976, 1985 et en 1993.

Aujourd’hui, avec un budget plus restreint (environ 400'000 francs annuels), le Festival compose avec les moyens du bord. Et s’appuie sur internet, qui permet aux amateurs d’échecs de suivre les parties en direct dans le monde entier.

En 2004, une moyenne de 150'000 clicks avait été constatée sur www.bielchessfestival.ch, atteignant un total de 1,4 million sur l’ensemble de la quinzaine. Un indice qui met en valeur la vocation internationale du Festival.

swissinfo, Jonathan Hirsch à Bienne

Faits

Le Festival international d’échecs de Bienne fête sa 38ème édition
Quelque 600 amateurs du jeu des rois sont attendus au Palais des Congrès jusqu’au 29 juillet
Le budget de la manifestation est de 400'000 francs suisses
Les parties de Bienne sont très suivies sur internet (près de 1,4 millions de clicks sur l’ensemble de la quinzaine.

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