Navigation

Un Suisse en solitaire sur l’Atlantique

Dominique Wavre aux commandes de son voilier Union Bancaire Privée lors des entrainements au large d'Antibes, en France, en janvier dernier. Keystone

Le navigateur genevois Dominique Wavre s’est élancé dimanche dans la transat en solitaire Plymouth-Newport. Avec pour double objectifs de terminer impérativement cette course et ainsi de se qualifier pour le Vendée Globe.

Ce contenu a été publié le 03 juin 2000 - 08:53

De Cornouailles, dimanche, plus de 70 voiliers, dont 25 monocoques de 60 pieds, ont pris le départ de cette transat anglaise en solitaire. Pour autant que le navigateur la termine, cette course est qualificative pour le fameux Vendée Globe (course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance).

«Mon objectif prioritaire est d’assurer ma qualification pour le Vendée Globe à bord de mon tout nouveau voilier «Union Bancaire Privée» à Newport, proclame d’entrée Dominique Wavre. Mon classement dans cette transatlantique est secondaire.»

Alors que le navigateur suisse a effectué la transat Le Havre-Cartagène, voici deux ans, en compagnie de Marc Thiercelin, et quand bien même il a vécu plusieurs Whitbread (course autour du monde en équipage avec escale), il s’est désomrais tourné vers la compétition en solitaire pour le Vendée Globe.

«Aujourd’hui, je me dois de tenter un tour du monde en solitaire, s’enflamme Dominique Wavre, le Vendée Globe, c’est l’Everest pour un navigateur.»

Les régates en solitaire sont évidemment plus difficiles que celles avec équipage. A commencer par la gestion du sommeil et de l’énergie du navigateur. En continuant par l’impératif de parvenir à tout faire en même temps sur le bateau. La navigation en solitaire exige beaucoup plus d’anticipation. Ne serait-ce que par rapport aux risques d’avaries.

Et Dominique Wavre d’ajouter: «Les monocoques de 60 pieds (bateau de 18 mètres 28 de long, très large, avec quille très profonde et mât très haut) sont particulièrement puissants. Les manoeuvres y sont délicates. On peut très vite être débordé. D’où une prudence extrême à observer pour sa sécurité».

La première difficulté de cette transat Plymouth-Newport est d’éviter tout écueil avec les autres embarcations au cours du départ sur la Manche. Puis, la seconde est d’affronter le passage des dépressions sur l’Atlantique, supposant de fortes probabilités de devoir naviguer à l’encontre des vents dominants. Ensuite, la fin de la traversée est très délicate, avec le froid qui sévit dans les bancs de Terre Neuve, où surnagent, à cette époque encore, nombre d’icebergs dans la brume.

Dominique Wavre pense relier Plymouth à Newport entre 11 et 16 jours. De toute évidence, cela dépendra des caprices de la météo. Son rythme de vie sera dicté par les vents.

Le navigateur genevois dormira peu. En cas de mauvais temps, deux heures en 24 heures. Sinon, cinq à six heures par jour. Il mangera quand il le pourra. Des barquettes réchauffées dans une cocotte minute. Quelques rations énergétiques. Et un réchaud à gaz fera bouillir alternativement son café et l’eau pour ses pâtes.

Emmanuel Manzi

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