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Un site internet veut enrayer la fuite des cerveaux helvétiques

Lancé depuis peu aux Etats-Unis, «SwissTalents.org» est destiné aux chercheurs suisses expatriés. Ce site est conçu comme une plate-forme leur permettant de se mettre en relation entre eux, ainsi qu’avec leur pays d’origine.

Ce contenu a été publié le 10 avril 2000 - 18:53

Lancé depuis peu aux Etats-Unis, «SwissTalents.org» est destiné aux chercheurs suisses expatriés. Ce site est conçu comme une plate-forme leur permettant de se mettre en relation entre eux, ainsi qu’avec leur pays d’origine.

En quelques mois, le site a déjà enregistré plus de 1250 inscriptions, dont 890 aux Etats-Unis. Selon Xavier Comtesse, conseiller scientifique au consulat suisse de Boston, qui participe à la gestion du site, beaucoup d’universitaires suisses basés à l’étranger aimeraient en effet rentrer en Suisse, même si les perspectives de carrière y sont souvent moins bonnes.

Le premier but de «SwissTalents.org» est donc de permettre à ces chercheurs expatriés de mieux se faire connaître auprès des entreprises et des instituts de recherche suisses. Conçu et géré à San Francisco par Christian Simm - l’un des neuf conseillers scientifiques attaché à une représentation suisse dans le monde - ce site est financé par la Confédération et des entreprises privées, comme Swissair, Nestlé ou l’UBS.

Le site offre également une palette de services. Des bulletins d’informations thématiques permettent ainsi aux expatriés de prendre connaissance de ce qui se fait en Suisse sur le plan scientifique et aux Suisses d’avoir un aperçu des dernières nouveautés à l’étranger.

Le public cible de ce site se monte à huit mille personnes environ, dont 60 pour cent vivent aux Etats-Unis. Ce réservoir de professionnels hautement qualifiés est une chance pour l’avenir d’un pays comme la Suisse. Son économie peine à trouver, comme la plupart des pays européens, de tels employés.

Mais comme le précise Xavier Comtesse, il faut également que la Suisse mette beaucoup plus d’argent dans la recherche, qui constitue le maillon faible de la formation nationale. «Aux Etats-Unis, les instituts de recherche sont considéré comme des centres de profits, alors qu’en Suisse, la recherche est perçue comme une dépense, au mieux comme un investissement».

«SwissTalents.org» peut également faire office de vitrine suisse pour attirer des cerveaux étrangers. Mais là aussi, la Suisse devrait revoir de fond en comble sa politique d’immigration pour faciliter l’engagement de ces personnes.

Frédéric Burnand


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