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Un radical succède à un radical à Bâle-Ville

Le nouveau membre du gouvernement de Bâle-Ville Hanspeter Gass entouré de son épouse et de son fils. Keystone

Avec 62,96% des suffrages, le radical (PRD / droite) Hanspeter Gass conserve le siège de son collègue de parti Jörg Schild au gouvernement du demi-canton.

Ce contenu a été publié le 19 mars 2006 - 17:01

Lors de cette élection complémentaire de dimanche, la candidate hors-parti Agatha Wirth, qui avait créé la surprise au 1er tour, n'a pas réédité son exploit.

Agatha Wirth n'a récolté qu'un peut moins du quart (24,9%) des suffrages. Cette économiste d'entreprise de 43 ans, inconnue sur la scène politique, avait pourtant créé la surprise au premier tour le 12 février alors que son mouvement (Liste contre la pauvreté et l'exclusion) n'est pas représenté au Parlement.

Elle avait récolté 13'387 suffrages contre 18'568 à la candidate radicale Saskia Frei, loin de la majorité absolue (22'187 voix). Ce mauvais résultat avait poussé Saskia Frei à se retirer. Son élection au premier tour n'aurait pourtant dû être qu'une formalité.

Les deux autres candidats, absents au premier tour, sont hors jeu. Il s'agit d'Alexandra Nogawa, 67 ans, membre du Parti bourgeois suisse (SBP), une dissidence de l'Union démocratique du centre (UDC / droite dure), et d'Eric Weber, 43 ans, de l'«Action contre trop d'étrangers et de demandeurs d'asile dans notre patrie».

Déjà majoritaires à l'exécutif du demi-canton, le Parti socialiste et les Verts n'avaient quant à eux pas présenté de candidats pour cette élection complémentaire.

Candidat de remplacement

Le nouvel élu, Hanspeter Gass, n'est intervenu que tardivement dans la course au gouvernement. Il n'a en effet été désigné candidat que le 14 février, lors d'une assemblée extraordinaire tenue à la suite du forfait de Saskia Frei.

Agé de 50 ans, Hanspeter Gass n'est pas pour autant un inconnu de la scène politique de Bâle-Ville, puisqu'il était déjà président du groupe radical au Parlement cantonal. Il est également directeur adjoint du Théâtre de Bâle.

Il succédera à la fin du mois à son collègue Jörg Schild, nommé début novembre à la tête de Swiss Olympic. Jörg Schild était entré au gouvernement de Bâle-Ville en 1992 où il a d'abord dirigé le département de justice, puis le département de la sécurité dès 1994.

swissinfo et les agences

Faits

Le gouvernement du demi-canton de Bâle-Ville compte sept sièges
La majorité y est détenue par la gauche, avec trois sièges aux socialistes et un aux Verts
Les radicaux, les libéraux (droite) et les démocrates-chrétiens (centre-droit) se répartissent les trois autres sièges

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En bref

- Au premier tour, les radicaux de Bâle-Ville avaient proposé la candidature de Saskia Frei. Le but était surtout d'attirer vers le parti l'électorat de l'Union démocratique du centre (UDC / droite dure).

- Suite au très mauvais résultat de Saskia Frei au première tour, les radicaux ont misé sur Hanspeter Gass, un candidat moins profilé à droite.

- Le cas de Bâle-Ville a eu un écho au niveau national. Le président du PRD national Fulvio Pelli a ainsi appelé les sections cantonales à «atténuer les positions qui sont proches de celles de l'UDC».

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