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Un million de Suisses agressés par le bruit

Parmi les mesures antibruit: les parois de protection. Keystone Archive

Plus de la moitié des Suisses souffrent du bruit. Et pour un million d'entre eux, les nuisances sonores vont au-delà des limites fixées par la loi.

Ce contenu a été publié le 31 janvier 2002 - 17:32

«La perceuse que j'entends, c'est un fonds sonore pour accompagner le sujet?» La question vient de Philippe Roch, directeur de l'Office fédéral de l'environnement (OFEFP). A l'heure de l'interview, c'est vrai, une perceuse fait crier les murs de swissinfo...

«Le bruit nous accompagne presque partout, lance Philippe Roch. En Suisse, plus de la moitié de la population souffre du bruit. Et pour près d'un million de personnes, les nuisances sonores dépassent les valeurs-limite fixées par la loi.»

Assainissement des routes et du rail

«La Suisse n'est sans doute pas plus touchée que les autres pays occidentaux, poursuit le directeur de l'OFEFP. Mais elle a une particularité: c'est un pays extrêmement dense, tant en population qu'en infrastructure. On dispose de moins d'espace, ce qui renforce le problème.»

L'Ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit de 1987 prévoit l'assainissement des routes et du rail essentiellement. Dans l'idéal, il s'agit d'intervenir à la source. Et si cela ne suffit pas, il faut construire des parois de protection ou poser des fenêtres antibruit.

Aujourd'hui, l'OFEFP tire un bilan mitigé. En quinze ans, seul un tiers des routes excessivement bruyantes ont été assainies. Les délais n'ont pas pu être tenus - l'échéance était fixée au 31 mars 2002. Ils devront donc être prolongés.

Plusieurs explications à ce retard: les assainissements coûtent cher et posent des difficultés techniques. Et, selon le directeur de l'Office fédéral de l'environnement, «il n'y a pas toujours eu la volonté politique de résoudre ce problème».

De nouvelles mesures prévues

La priorité maintenant est d'atteindre les objectifs fixés par la loi. Le ministre suisse des transports et de l'environnement, Moritz Leuenberger, l'a signifié clairement. Et les cantons devront se conformer à la loi avec plus de zèle et de rapidité que jusqu'ici.

D'autre part, l'OFEFP a fait des propositions pour les prochaines étapes. «On ne veut pas uniquement fixer des normes qui protègent insuffisamment les habitants, précise Philippe Roch. Nous souhaitons développer une politique active pour retrouver la tranquillité, par des mesures techniques, mais aussi par des mesures de comportement. Ce qui nécessite beaucoup de dialogue. Et de temps.»

Alexandra Richard

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