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Un champ de maïs transgénique de Novartis détruit en Bretagne

Si les parcelles d'expérimentation de maïs transgénique ne sont pas détruites d'ici au 12 août, le porte-parole de la Confédération paysanne, José Bové, appelle à la désobéissance civile. Keystone Archive

Une trentaine de militants anti-OGM ont détruit samedi une parcelle de maïs transgénique plantée par Novartis sur la commune de Chasné-sur-Illet, à 30 kilomètres au nord-est de Rennes. La parcelle d'essais de 62 m2 était située au milieu d'une plantation de maïs traditionnel.

Ce contenu a été publié le 28 juillet 2001 - 18:59

Les militants appartenaient à la Confédération paysanne ou à des associations écologistes locales. En compagnie d'une partie des habitants, ils ont coupé le maïs transgénique à la faucille ou l'ont arraché à la main, avant de le déposer devant les grilles de la préfecture à Rennes.

«Nous sommes là pour soutenir une décision municipale de Chasné, qui s'est opposé à ces essais. Mais aussi parce qu'il y a des risques de dissémination par le pollen et que les OGM ne visent qu'à rendre les agriculteurs dépendants de l'agrofourniture», a déclaré Pascal Hervé, membre de la Confédération paysanne.

Recours déposé

Informé des essais de la société suisse Novartis en avril dernier et après avoir entendu les explications de celle-ci, le conseil municipal de Chasné-sur-Illet a voté en effet à l'unanimité une délibération demandant que l'expérience soit interrompue au plus vite.

Jugée illégale par la préfecture d'Ille et Vilaine, cette délibération a fait l'objet d'un recours devant le tribunal administratif.

«Mainmise sur le vivant»

Ecologistes et militants de la Confédération paysanne mettent en cause «la mainmise sur le vivant» des lobbies agroalimentaires. Un processus qui vise à terme, selon eux, à empêcher les agriculteurs de disposer de leurs propres graines.

«C'est une atteinte au droit fondamental de produire soi-même sa nourriture et aussi une atteinte à la biodiversité», a estimé Pierre-Yves Hubert, membre des Verts de Fougères, une commune proche. «De plus, ces OGM ne servent à rien puisqu'on n'a pas de problèmes particuliers avec nos plantations», a ajouté Pascal Hervé.

Ultimatum au 12 août

Opposée à ces essais, qui ont reçu l'aval du gouvernement, la Confédération paysanne a mis en demeure celui-ci de détruire l'ensemble des parcelles d'expérimentation lancées en France avant le 12 août prochain. Au-delà de cette date, José Bové, porte-parole du syndicat agricole, a appelé à des actes de «désobéissance civile», en clair à détruire les parcelles.

swissinfo avec les agences

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