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Tragédies de l'OTS: l'ancien ministre français, Charles Pasqua, montré du doigt

Les proches des victimes de l'Ordre du temple solaire réclament de nouvelles investigations, notamment en Suisse. Ils veulent aussi que la justice entende plusieurs témoins importants, entre autres l'ancien ministre français de l'Intérieur.

Ce contenu a été publié le 19 novembre 1999 - 15:04

Les proches des victimes de l'Ordre du temple solaire réclament de nouvelles investigations, notamment en Suisse. Ils veulent en outre que plusieurs témoins importants, entre autres l'ancien ministre français de l'Intérieur, soient entendus par la justice.

Charles Pasqua en saurait-il plus sur l’implication de la secte de l'Ordre du temple solaire dans les drames successifs qui ont causé la mort de 74 personnes en Suisse, en France et au Québec? Dans son édition de vendredi, le quotidien romand Le Matin donne la parole aux familles des victimes du drame qui a eu lieu le 16 décembre 1995 dans une forêt française du Vercors. Pas question pour elles que l’information pénale soit close sans que de nouvelles investigations soient menées.

Les familles des victimes, représentées par l’avocat genevois Me Jacques Barillon (photo), contestent la version officielle selon laquelle les auteurs des assassinats du Vercors ont tous péri avec leurs victimes. Elles restent persuadées que des tierces personnes sont intervenues. Et elles réclament des expertises supplémentaires pour identifier et poursuivre toute personne ayant participé de près ou de loin à la conception ou à l’exécution de ce massacre.

Par ailleurs, les familles des victimes considèrent que l’enquête a largement négligé son aspect financier. Elles veulent en savoir plus sur les mouvements de fonds de l’OTS aussi bien en Suisse qu’à l’étranger. Pour cela, elles estiment indispensable que des personnalités aussi centrales que Charles Pasqua soient entendues par la justice. Pourquoi précisément l’ex-ministre français de l’Intérieur? C’est que, toujours selon Le Matin, c’est à lui que Jo Di Mambro, le cerveau de la secte, avait envoyé directement l’un de ses nombreux passeports français et celui de son épouse, juste avant les tragédies des 4 et 5 octobre 1994 où périrent 53 personnes à Salvan (VS) et à Cheiry (FR). «Comme il lui avait fait parvenir, par l’intermédiaire de Patrick Vuarnet - qui mourra par la suite dans le Vercors - l’un des messages d’outre-tombe de la secte». En outre, «M. Pasqua n’a jamais répondu aux demandes d’une proche des victimes sur son passage à Annemasse le 1er octobre 1994, soit quatre jours avant les tragédies de Cheiry et de Salvan. C'est précisément au poste frontière d’Annemasse que travaillait le policier, Jean-Pierre Lardanchet, un des tueurs présumés du Vercors, et qui avait déjà été vu à Salvan en octobre 1994.»

SRI avec les agences

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