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Honduras: retour de l'ex-président Zelaya deux ans après le putsch

Ce contenu a été publié le 29 mai 2011 - 07:40
(Keystone-ATS)

L'ex-chef de l'Etat Manuel Zelaya a effectué un retour triomphal samedi au Honduras au milieu d'une foule de partisans, deux ans après le coup d'Etat qui l'avait évincé du pouvoir. Des dizaines de milliers de partisans vêtus de rouge l'ont attendu durant des heures.

Ce colosse moustachu d'1 mètre 90 est arrivé en provenance du Nicaragua voisin, où il avait passé la nuit précédente après un exil de 16 mois en République dominicaine. Certains ont fait un malaise en raison de la chaleur, supérieure à 30 degrés Celsius.

Le 28 juin 2009, M. Zelaya, élu sous l'étiquette libérale en 2006, mais auteur d'un virage à gauche deux ans plus tard qui avait divisé son parti, avait été arrêté au saut du lit, en pyjama, par l'armée de ce petit pays pauvre d'Amérique centrale. Avec l'aval du Congrès et de la Cour suprême.

Ces trois institutions dénonçaient sa volonté d'organiser une consultation, selon elles illégale, visant à réformer la Constitution qui interdit à un président de briguer un second mandat. Le retour de M. Zelaya est rendu possible par l'annulation récente des poursuites pour corruption et haute trahison à son encontre.

"Un message d'espoir"

"C'est un message d'espoir et d'optimisme pour les démocraties d'Amérique latine," a déclaré l'ex-président au micro de la chaîne internationale Telesur, basée au Venezuela de son allié Hugo Chavez.

M. Zelaya, 58 ans, est revenu accompagné de son épouse Xiomara Castro, de sa fille, de ses deux petites-filles et de personnalités internationales, comme l'ancien président panaméen, Martin Torrijos, le chef de la diplomatie du Venezuela, Nicolas Maduro, ou l'ex-sénatrice colombienne, Piedad Cordoba.

Après les retrouvailles avec ses partisans, il devait être reçu au palais présidentiel par le chef de l'Etat du Honduras, Porfirio Lobo. L'adoption en février d'une réforme de la Constitution, autorisant des référendums sur des points comme celui interdisant toute réélection du président, pourrait lui permettre de briguer un nouveau mandat en 2013, d'autant qu'il revient avec un fort capital politique.

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