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Timide éclaircie à la conférence sur le climat à Bonn

Vue générale de la conférence qui se tient jusqu'à dimanche à Bonn. Keystone

Jeudi à Bonn, Philippe Roch, ministre suisse de l'Environnement, a entamé avec ses collègues issus de 180 pays des négociations pour sauver le protocole de Kyoto. Ce texte propose la réduction des gaz à effet de serre. Les trois jours de discussions préparatoires ont permis de clarifier les positions.

Ce contenu a été publié le 19 juillet 2001 - 18:13

«Naturellement, les obstacles sont encore gigantesques. Mais, sur le plan technique, des progrès considérables ont été réalisés. Nous avons réussi à établir des options claires pour les ministres», résume Beat Nobs, chef des négociateurs de la délégation suisse.

Sauver un protocole rejeté par George Bush

Le diplomate suisse partage donc le point de vue du président de la conférence, le Néerlandais Jan Pronk, qui déclarait mercredi soir possible l'obtention d'un résultat.

La conférence qui se tient dans l'ancienne capitale allemande cherche un accord sur les règles d'application du protocole de Kyoto. Un texte qui prévoit, lui, une réduction globale de 5,2% des gaz à effet de serre émis par les pays développés en 1990. Ce seuil devrait être atteint avant 2010.

L'objectif principal de la délégation suisse est de sauver le protocole. Car, depuis son rejet par l'administration Bush, ce règlement est sérieusement menacé.

Pour entrer en force, le protocole doit en effet être ratifié par au moins 55 pays pesant 55% des gaz carboniques émis en 1990 par les pays riches. Or, les Etats-Unis produisent à eux seuls un quart des gaz à effet de serre émis dans le monde.

Sur des bases claires

En outre, depuis lundi le Japon, le Canada, l'Australie et la Russie ont fait monter les enchères en réclamant un large recours aux forêts et aux terres agricoles pour remplir leurs engagements de réduction des gaz carboniques.

Mais, comme le souligne Beat Nobs, ces pays ont ainsi précisé leurs positions. Ce qui permet au moins de négocier sur des bases relativement claires.

Selon le diplomate suisse, les délégations sont arrivées à un résultat similaire sur la question des mécanismes de flexibilité. Une forme de dérogation qui permet par exemple à un pays d'acheter un permis d'émission à un autre Etat qui a réussi à aller au-delà des seuils fixés. «Les ministres auront entre les mains une série d'options précisément définies», souligne Beat Nobs.

Par contre l'impasse demeure sur un certain nombre de points comme l'aide financière apportée aux pays en développement pour leur permettre de réduire leurs propres pollutions. Les pays riches refusent en effet de couvrir la quote-part prévue pour les Etats-Unis et qui se monte à 350 millions de dollars.

Frédéric Burnand

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