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SWX: le champagne a un goût amer

Le désintérêt des investisseurs touche notamment le domaine de l’Internet et les technologies de l’information. swissinfo.ch

Le Nouveau marché de la Bourse suisse (SWX) fête ses deux ans. Mais le champagne ne coule pas à flots. L'euphorie des débuts a fait place à la déprime. Les cours sont au plus bas, les investisseurs n'ont plus confiance et les sociétés ne risquent plus une entrée sur ce marché.

Ce contenu a été publié le 23 juillet 2001 - 18:27

Pour le responsable du SWX New Market, Robert Wyss, la seule consolation est de savoir que les autres marchés des valeurs technologiques ont également souffert un peu partout dans le monde.

«Nous avons constaté que les marchés ont baissé significativement depuis mars l'année dernière, donc la Suisse n'est pas un cas unique, commente Robert Wyss. Mais je dois admettre que nous sommes déçus. Nous étions trop ambitieux.»

Les cours se sont effondrés. Après avoir culminé à 15,7 milliards de francs en septembre 2000, la capitalisation boursière a chuté de 9,6 milliards, pour se fixer actuellement à 6,1 milliards de francs.

Seules trois ou quatre valeurs progressent

Certains cours affichent des reculs particulièrement marqués. «Il s'agit surtout de sociétés qui travaillent dans le domaine de l'Internet et les technologies de l'information», précise Robert Wyss. Des titres comme les concepteurs de logiciels Think Tools ou Day Interactive ont perdu plus de 90% entre leur entrée en bourse et aujourd'hui.

Dans les autres secteurs, la chute est nettement moins marquée. Mais le désintérêt des investisseurs touche aussi des sociétés médicales établies, comme Jomed ou Actelion. Aujourd'hui, sur les seize valeurs cotées au nouveau marché, seules trois ou quatre progressent, dont la pharmaceutique américaine Biomarin et la banque Swissfirst.

Le recul a aussi un effet dissuasif pour les nouvelles entreprises qui pourraient s'intéresser à entrer en bourse. Il y a une semaine, par exemple, la société SIS Group, qui fabrique des instruments de chirurgie oculaire, a renoncé. Elle a jeté l'éponge à la veille de son entrée en bourse, pour éviter un flop.

Cela dit, selon Robert Wyss, la survie du Nouveau marché n'est pas en jeu. «Le marché réagit très nerveusement aux révisions de bénéfices, explique le responsable. Il faudrait qu'il soit moins volatile et je pense que la situation pourrait alors s'améliorer et que le marché remonterait.»

Pas de nouvelles entrées en bourse

Par contre, le responsable du SWX New Market n'est pas très optimiste sur de nouvelles entrées en bourse cette année - les participants potentiels craignent un échec. Mais il essaiera encore d'attirer des sociétés dans des secteurs d'avant-garde.

«Nous ne devons pas changer notre stratégie, poursuit Robert Wyss. Nous nous sommes toujours concentrés sur des sociétés qui travaillent dans le secteur bio-technologique, médical ou dans la technologie de l'information. Les suivantes viendront également de ces domaines-là.»

Le Nouveau marché de la Bourse suisse a été conçu précisément pour des sociétés à fort potentiel de croissance, suisses ou étrangères. L'idée était de fournir aux entreprises un accès facilité au marché des capitaux. Et aux investisseurs l'occasion de profiter d'un potentiel de croissance que l'on imaginait extraordinaire.

swissinfo

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