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Swissmem choisit la fidélité à economiesuisse

L'association faîtière de l'industrie des machines et son président Johann Schneider-Ammann restent fidèles à Economiesuisse. Keystone

Après une longue hésitation, l'association faîtière de l'industrie des machines restera au sein de la Fédération des entreprises suisses.

Ce contenu a été publié le 17 novembre 2006 - 16:26

Les pressions du principal contributeur d'economiesuisse aboutissent à une réforme stratégique de l'organisation patronale.

Economiesuisse échappe finalement aux défections de ses membres influents. Après des mois d'hésitation, Swissmem, l'association faîtière de l'industrie des machines, a décidé de ne pas quitter un navire dont la réforme structurelle sera lancée l'an prochain.

Les pressions de Swissmem, en sa qualité de principal contributeur avec 3,75 millions de francs de cotisation annuelle, ont abouti sur une réforme stratégique de l'organisation patronale.

Cette bonne nouvelle pour economiesuisse fait suite à une décision identique de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) fin octobre.

Nouveau président

Economiesuisse va aborder l'année 2007 avec des ambitions nouvelles et sous la houlette d'un tout nouveau président en la personne de Gerold Bührer.

Le député radical schaffhousois devra faire de l'organisation patronale un instrument capable de représenter les intérêts généraux de l'économie helvétique.

Swissmem avait focalisé sa critique notamment sur l'éloignement croissant de cet objectif en faveur de la finance et au détriment du secteur industriel. Economiesuisse devra se situer 'au-delà des différentes branches' et accroître sa 'force de frappe', en particulier à l'occasion des votations fédérales.

L'opération devrait être sous toit à la mi-2007. En cas de succès, economiesuisse et Swissmem entendent bien poursuivre 'définitivement' leurs relations, clament-elles en chœur.

L'exode n'aura pas lieu

Avec la décision de Swissmem, l'exode un temps redouté des membres d'economiesuisse n'aura ainsi pas lieu. La SSE avait aussi choisi de rester membre après avoir reconnu la volonté de réforme de l'association faîtière, de même que l'association patronale des arts graphiques Viscom.

Jusqu'ici, il ne reste ainsi que l'industrie de l'aluminium, groupée dans alu.ch, à avoir vraiment tourné le dos à economiesuisse.

Des problèmes structurels

Economiesuisse était née en automne 2000 de la fusion de l'Union suisse du commerce et de l'industrie (Vorort) et de la Société pour le développement de l'économie suisse (SDES, en allemand Wirtschaftsförderung/wf). L'Union patronale suisse (UPS) avait pour sa part décidé de continuer sur sa propre voie.

Economiesuisse recense près de 30'000 entreprises membres des diverses associations qui en font partie, et qui comptent au total 1,5 million de collaborateurs.

Swissmem groupe 920 entreprises pour 140'000 employés. La SSE recouvre une quinzaine de secteurs différents dans la construction. Le gros-œuvre à lui seul représente quelque 80 000 ouvriers.

Ces dernières années, des problèmes structurels ont affecté la bonne marche d'economiesuisse, qui joue un important rôle de lobbyiste au niveau politique. Les intérêts de sociétés tournées vers l'économie globalisée - grandes banques et industries, pharmaco-chimie notamment - entraient fréquemment en conflit avec de plus petites entreprises.

Dans le cadre des réformes d'economiesuisse figure aussi une cure minceur annoncée il y a une semaine, avec la suppression de 12 des 54 postes (en équivalents plein-temps) que comptait jusqu'ici l'organisation. Elle se fera par le biais de départs naturels et de retraites anticipées mais aussi de licenciements, à Zurich, Genève et Lugano.

swissinfo et les agences

Faits

La fédération des entreprises suisse economiesuisse a été créée en 2000.
Son budget annuel s'élève à 15 millions de francs.
Dont quasiment un quart assumé par Swissmem.
Son nouveau président, le député radical Gerold Bührer, doit être formellement élu lundi.

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En bref

- Economiesuisse a traversé des temps difficiles ces derniers mois, plusieurs membres ayant démissionné ou menacé de partir. L'Association de l'aluminium, par exemple a fait le pas.

- L'essentiel de la critique portait sur le poids trop grand pris par la défense des intérêts de l'industrie pharmaceutique et de la finance aux dépens du secteur manufacturier. Ainsi que sur le montant des cotisations.

- Comme la Société suisse des entrepreneurs (SSE) en octobre, Swissmem décide de rester après avoir menacé du contraire. L'organisation faîtière de l'industrie des machines regroupe quelque 950 entreprises qui emploient 310'000 collaborateurs.

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