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Swissair joue à fond la carte chinoise

La Chine a voulu manifester sa volonté de conserver Swissair sur son sol. Keystone

La compagnie suisse vient d'obtenir trois vols directs sur Shanghai. Un atout dans la perspective d'alliances futures. La nouvelle ligne sera opérationnelle en 2002. Swissair vise sept vols hebdomadaires vers Pékin et Shanghai à partir de 2005.

Ce contenu a été publié le 30 mars 2001 - 18:18

En décembre dernier, Swissair a obtenu trois nouveaux droits vols hebdomadaires pour une ligne directe entre Zurich et Shanghai. Celle-ci ne sera toutefois opérationnelle qu'à partir de mars 2002. Elle complétera les cinq vols hebdomadaires sur Pékin.

Les responsables de l'administration de l'aviation civile chinoise, qui distribuent habituellement les droits de vols au compte-gouttes, ont marqué par ce geste leur volonté de conserver Swissair sur leur sol.

La compagnie suisse avait en effet annoncé quelques mois auparavant son intention de mettre un terme à sa liaison Pékin-Shanghai, déficitaire, et d'abandonner la capitale économique chinoise si elle n'obtenait pas de vols directs vers cette destination.

«Pékin et Shanghai auront une grande valeur dans le portfolio de Swissair lorsqu'il s'agira de négocier de nouvelles alliances mondiales», estime Markus Schmid, directeur du bureau de la compagnie à Pékin. Un exemple? Le groupe One World de British Arways: la compagnie britannique n'a pas de vols sur la Chine et son partenaire Finnair n'a que des vols sur Pékin. Swissair permettrait de concurrencer Lufthansa et Air France sur Shanghai.

Markus Schmid espère qu'en 2005, Swissair aura des vols quotidiens vers les deux métropoles chinoises. Une ligne devient profitable à partir de cinq vols hebdomadaires.

Le vol Zurich-Pékin, dont le taux d'occupation atteint 80%, sera rentable dès la suppression du prolongement actuel de la route sur Shanghai. Depuis son ouverture en 1975, le vol de Pékin n'est entré dans les chiffres noirs qu'à deux reprises.

Quant aux vols directs sur Shanghai, il faudra encore attendre quelques années pour trouver un équilibre. Mais les deux villes promettent de devenir très intéressantes lorsque la Chine et l'Europe trouveront un terrain d'entente pour laisser sortir les millions de touristes chinois.

Frédéric Koller, Pékin

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