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Stop aux agressions dans les transports publics

Le SEV demande notamment un renforcement de la surveillance dans les transports publics. Keystone

Le syndicat du personnel des transports publics (SEV) demande au gouvernement de prendre des mesures pour contrer la violence dans les trains et les bus.

Ce contenu a été publié le 27 mars 2006 - 17:37

Munie de 10'000 signatures, la pétition exige un renforcement du personnel d'accompagnement et la poursuite d'office en cas d'agression des conducteurs et des contrôleurs.

Face à la recrudescence de la violence dans les trains et les bus, le Syndicat des transports publics (SEV) a remis lundi au ministère des transports, dirigé par Moritz Leuenberger, une pétition munie de 10'000 signatures. Elle demande notamment que le personnel dans les trains soit renforcé et que les agressions contre les contrôleurs et les conducteurs soient poursuivies d'office.

La pétition a été lancée après la violente agression dont a été victime, en novembre dernier à Renens (canton de Vaud), un chauffeur de bus, blessé par un coup de couteau.

Un cas de violence parmi d'autres: rien qu'aux CFF (Chemins de fer fédéraux), on a comptabilisé entre 300 et 400 dénonciations au cours des deux dernières années. Le nombre effectif d'agressions est cependant nettement plus élevé, puisque toutes les victimes ne portent pas plainte, estime le vice-président de la sous-fédération du personnel des trains Jürg Hurni.

Partie de Suisse romande, la pétition a ensuite été étendue à tout le pays. En quelques mois, 9'604 signatures ont été récoltées. Elles ont été déposées lundi à Berne, à l'occasion de la journée mondiale d'action des syndicats des cheminots.

La pétition demande aux autorités et aux entreprises de transports publics de prendre toutes les mesures nécessaires pour veiller à la sécurité du personnel et des voyageurs dans les trains et les bus. Pour le SEV, cela passe avant tout par une plus grande présence humaine.

Réductions de personnel en cause

C'est en effet depuis la suppression des contrôles dans les trains régionaux et la réduction du personnel d'accompagnement sur les grandes lignes que les actes de violence et de vandalisme ont pris l'ascenseur, a souligné Jürg Hurni, du SEV.

Les agressions dans les trains CFF sont certes en recul depuis l'installation de caméras vidéo sur les tracés sensibles, ainsi que le renforcement de la police cantonale dans certaines gares, mais restent à un niveau élevé.

Au-delà de ces «mesures ponctuelles», le président du SEV, le sénateur socialiste Pierre-Alain Gentil, a souligné qu'il s'agissait de passer maintenant à l'élaboration d'un concept durable, alliant prévention, dissuasion et défense. La violence dans les transports publics ne doit pas être banalisée, comme s'il s'agissait du simple reflet d'un phénomène de société.

Code pénal à modifier

Par ailleurs, le SEV demande également la modification urgente du Code pénal pour que les agressions contre le personnel des transports deviennent des délits poursuivis d'office.

Le député socialiste Erwin Jutzet a déposé en 2000 déjà une motion en ce sens, mais elle a capoté avec la Réforme des chemins de fer 2, renvoyée par le Parlement au Gouvernement.

Le SEV espère qu'elle sera reprise dans le premier paquet de mesures que ce dernier présentera au Parlement, avec d'autres points non contestés de la réforme, comme la nouvelle organisation de la police ferroviaire.

swissinfo et les agences

En bref

- Selon les Chemins de fer fédéraux, depuis mi-2003, l'effort conjugué de la police ferroviaire, des «grands frères» et de la vidéosurveillance a réussi à stabiliser la violence et le vandalisme.

- D'ailleurs, dans le cadre de la 2e réforme des chemins de fer, le gouvernement veut répondre au défi de l'insécurité et du vandalisme en créant une base légale claire pour enrayer ce phénomène.

- Selon le projet, qui n'a pas encore été adopté par le Parlement, toutes les entreprises de transports publics devraient prendre les mesures nécessaires.

- Elles devraient mettre sur pied un service de sécurité, assuré par une société extérieure ou par leur propre personnel, par exemple les contrôleurs. Ces agents pourraient porter des matraques ou des sprays d'autodéfense, mais pas des armes à feu.

- En outre, toujours selon le projet, les agressions contre le personnel devraient être poursuivies d'office.

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