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Sponsoring sportif : le Crédit Suisse a ouvert une brèche

CS et cyclisme Keystone

Salie par les affaires de dopage, l'image du cyclisme s'est dégradée auprès du public. C'est en tout cas le point de vue du Groupe Crédit Suisse, qui vient de couper les vivres au cyclisme suisse. C'est une première.

Ce contenu a été publié le 03 septembre 1999 - 15:03

Salie par les affaires de dopage, l'image du cyclisme s'est dégradée auprès du public. C'est en tout cas le point de vue du Groupe Crédit Suisse, qui vient de couper les vivres au cyclisme suisse. C'est une première. Reste à savoir si les autres grands bailleurs de fonds - du cyclisme et des autres sports frappés par le dopage - suivront l'exemple de la banque suisse.

Par leur décision de consacrer dorénavant leur budget «sponsoring» à la formation de jeunes sportifs, le Crédit Suisse et la Winterthour ont voulu ostensiblement prendre leurs distances avec le sport professionnel de haut-niveau, gangréné par le dopage. Par ce geste fracassant, les deux parraineurs avisés préservent leurs intérêts en n’étant plus associés à une discipline, le cyclisme, ravagé par la dope et figée dans un laxisme fédéral destructeur.

Du reste, en soutenant à l’avenir les espoirs amateurs, les sponsors suisses réussissent un doublé gagnant : retour aux sources de l’amateurisme virginal - excellent pour l’image de marque - et rejet des dérives du sport-business avec la corruption et le dopage. Mais cette attitude est-elle isolée ou annonce-t-elle un jeu de dominos parmi les partenaires économiques, soucieux de se déresponsabiliser face à l’inertie anti-dopage? Toute le monde le souhaite car jusqu'à présent les sponsors restent fidèles à l’omerta ou menacent de se retirer seulement en cas de scandale. Autrement dit, comme chacun a pu le constater lors du Tour de France cycliste, des Mondiaux d’athlétisme ou de la Coupe du monde de football, si aucune affaire de dopage n’éclate, les argentiers maintiennent leur confiance aux «jeux du cirque». En effet, l’ombre d’un dopé pris par la patrouille effraie terriblement le binôme sponsors-télévision, qui déteste la mauvaise publicité. Sans faire preuve d’angélisme, car l’heure est grave, si les pouvoirs économiques et politiques ne prennent pas leurs responsabilités, alors le sport du 21e siècle se shootera au dopage génétique.

Hamid Tinouch.

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