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Sondages en bisbille sur le vote ONU

Il est bien difficile de se fier aux sondages pour savoir si ces deux drapeaux flotteront bientôt côte à côte. Keystone Archive

Deux jours après la radio et la TV romandes, la télévision alémanique publie son propre sondage sur l'adhésion à l'ONU. Où le oui perd en optimisme.

Ce contenu a été publié le 22 décembre 2001 - 17:20

Les Suisses ne sont plus qu'à dix semaines d'un nouveau scrutin sur une éventuelle adhésion aux Nations Unies. La campagne politique ne fait encore que balbutier et les jeux sont loin d'être faits. L'échec de 1986 fait toujours de l'ombre au débat.

Selon un sondage commandé par la TV alémanique à l'Institut GfS de Zurich, les intentions de vote à mi-décembre affichaient 48% de oui, 35% de non et 17% d'indécis. La ligne de fracture correspondrait davantage aux positions des partis qu'aux disparités régionales.

Comparé aux derniers chiffres de l'Institut MIS Trend à Lausanne, le oui passerait sous la barre majoritaire. Jeudi le sondage publié par la radio et la TV suisses romandes annonçait en effet 57% d'opinions pour l'adhésion et 29% contre.

De l'importance des échantillons

Risquons quelques explications à ce qui annonce peut-être une guéguerre de sondeurs de part et d'autre du «Röstigraben», le fossé virtuel ou réel (c'est selon) qui séparerait les aires politico-culturelles romandes et alémaniques.

GfS a interrogé 1250 personnes, MIS Trend 1017. Ce dernier précise que son échantillon comptait un nombre à peu près égal de Romands et d'Alémaniques, quitte à pondérer ensuite les résultats pour rétablir le poids démographique réel de chaque région. Ce qui augmenterait toutefois la marge d'erreur.

MIS Trend a ensuite constaté que deux tiers des personnes interrogées ignoraient qu'il y aurait des votations le 3 mars prochain. GfS, au contraire, annonce un sondage réalisé auprès de personnes ayant vraiment l'intention de voter. Ici et là les chiffres sont donc lus et interprétés différemment.

Chiffres avec pincettes

Du côté de l'Institut zurichois qui note depuis quelque mois un recul sensible du oui, on semble vouloir tirer les leçons d'erreurs commises jadis lors de sondages sur l'Europe. D'où une pondération des résultats qui tient compte aussi de la connaissance que les personnes interrogées ont du vote négatif de 1986.

La prudence est donc de rigueur à la lecture de ces sondages publiés par des radio-TV qui font pourtant toutes partie du même service public. On en retient toutefois une quasi certitude: c'est en Suisse alémanique que se jouera la décision finale.

En janvier puis en février, les deux Instituts GfS et MIS Trend vont renouveler l'exercice. On les comparera une fois de plus. Avec l'espoir, en pleine campagne, d'entrevoir peut-être la vraie courbe des températures onusiennes de la Suisse.

Bernard Weissbrodt

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