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Sommet social: les ONG radicales font chambre à part

Les participants de ce contre-sommet n’ont pas le dialogue pour priorité. Ici, des manifestants lors du sommet de l'OMC à Seattle. Keystone

Plusieurs centaines de militants d´ONG, de syndicats et de mouvements sociaux se retrouvent dès jeudi à Genève. Durant quatre jours, ils organisent une rencontre avant le sommet social de l'ONU.

Ce contenu a été publié le 21 juin 2000 - 17:09

Baptisé sommet alternatif de l'Appel de Bangkok, la rencontre tient donc à se démarquer du forum mis sur pied par la Suisse qui est pourtant spécialement destiné aux ONG. Les participants de ce contre-sommet n'ont pas le dialogue pour priorité. Ils veulent, avant tout, renforcer leurs positions et élargir le front de résistance à la «mondialisation néolibérale».

Organisé par le Comité suisse de l'Appel de Bangkok (un réseau d'ONG créé à la suite de la 10ème Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement organisée en février dans la capitale thaïlandaise), le sommet alternatif réunit des ONG aussi diverses que le mouvement ATTAC (Association pour une taxation des transactions financières), le mouvement brésilien des paysans sans terre, la Confédération des syndicats coréens ou les français de la Confédération paysanne.

Souvent issues d'organisations de gauche, ces ONG radicales cherchent à créer un rapport de force avec les principaux acteurs de la globalisation. Autrement dit, avec les multinationales et les institutions financières et économiques internationales.

Ce réseau anticapitaliste a démarré en France et aux Etats-Unis avec la mobilisation contre l'accord multilatéral sur l'investissement (AMI). Mais ce sont les manifestations contre le sommet de l'OMC à Seattle qui font office d'acte fondateur pour ce mouvement émergent et multiforme.

Depuis lors, l'un des objectifs concrets de ce front est de perturber, voir de paralyser les principales réunions du G7, de la Banque mondiale, du FMI et de l'OMC. Le sommet officiel genevois ne devrait donc pas être perturbé par des émeutes, puisqu'il est organisé par l'ONU et qu'il a pour thème la lutte contre la pauvreté.

La rue sera tout de même à l'honneur le 25 juin. Les participants au sommet alternatif protesteront, en effet, dimanche à travers la ville «contre la mondialisation néolibérale et sexiste». Des manifestants qui seront rejoints par des syndicalistes venus de toute l'Europe et nombre de participants du forum officiel des ONG.

Et le secrétaire du Comité suisse de l'Appel de Bangkok de rappeler que «les gouvernements et les institutions internationales cherchent à diviser entre gentils et méchants les membres du mouvement né à Seattle». Les gentils étant ceux qui prônent le dialogue et les méchants ceux qui crient dans la rue. «Mais cette division n'existe pas, précise Erik Grobet, même s'il y a diversité des points de vue».

Frédéric Burnand

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