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Soleure hésite entre l'anglais et le français

En Suisse, l’enseignement relève de la compétence des cantons. Keystone

Soleure a décidé mardi de lancer une vaste consultation sur l'introduction précoce de l'anglais ou du français à l'école. C'est le dernier épisode d'un débat qui n'en finit pas de diviser l'ensemble des cantons suisses.

Ce contenu a été publié le 13 février 2001 - 20:05

La démarche soleuroise n'est pas la première du genre. Argovie, Berne et Fribourg ont en effet déjà entrepris des consultations du même genre sur cette question.

Une question qui a pris un tour polémique depuis que le canton de Zurich a décidé que l'anglais serait la première langue étrangère enseignée dans ses écoles. Et cela au détriment du français.

Réunis en novembre, à Montreux, les directeurs cantonaux de l'instruction publique n'ont pas réussi à trancher. Treize d'entre eux ont en effet écarté l'anglais au profit de l'une des langues nationales. Alors que douze autres, tous alémaniques, ont opté pour le libre choix.

De là à penser que la Suisse est déchirée par une guerre des langues, il n'y a qu'un pas que refuse de franchir le Bâlois Victor Saudan. Responsable des maturités bilingues du Nord-Ouest de la Suisse, il ne nie pas la dimension politique prise par ce débat. Mais il tient à le replacer dans son contexte pédagogique.

En 1998, la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique a en effet lancé un vaste chantier intitulé «concept général des langues». Ce processus, dont l'échéance a été fixée en 2010, a pour objectif de réformer en profondeur l'apprentissage des langues en Suisse.

«L'un des buts visés, explique Victor Saudan, c'est que les élèves maîtrisent deux langues nationales et l'anglais, à la fin de l'école obligatoire. Par ailleurs, ce projet cherche à développer une base d'apprentissage commune à toutes les langues enseignées».

Reste que les cantons multiplient les expériences en la matière, à l'exemple des cours bilingues, des échanges linguistiques ou encore de l'enseignement précoce des langues. Pour Victor Saudan, les outils employés peuvent être divers. Pour autant que l'objectif commun demeure.

Quant à Gabriela Fuchs, de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique, elle tient à rappeler que l'enseignement relève de la compétence des cantons. «Certes, nous cherchons à améliorer la coordination entre les cantons, conclut-elle. Mais pas question d'unifier le système éducatif helvétique».

Frédéric Burnand

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