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Devenir «prof» sur le tard n’est plus une tare

Confrontés à une pénurie d’enseignants, six cantons alémaniques s’unissent pour proposer une formation raccourcie à des personnes venant d’autres professions. Pas question pour autant de former des «profs» à la va-vite, plaide l’association faîtière des enseignants.

Ce contenu a été publié le 02 juillet 2010 - 14:01

Les cantons de Berne, Zurich, Argovie, les deux Bâles et Soleure ont présenté leur projet commun vendredi devant les médias à Zurich. La formation destinée à ceux qui viennent à la profession d'enseignant sur le tard sera adaptée à leurs conditions de vie, notamment par la mise sur pied de cours le soir ou le week-end. Après une première phase de formation, ces nouveaux enseignants recevront déjà des classes, puis poursuivront leur formation à côté de leur travail à l'école.

L'offensive des cantons alémaniques prévoit aussi un programme de formation destiné aux maîtres d'école du primaire qui souhaitent passer dans le secondaire I, le secteur le plus touché par le manque d'enseignants. Les deux nouveaux cursus présentés vendredi seront plus courts que les cursus habituels.

L'association faîtière des enseignants (LCH) ne s’oppose pas à cette solution, estimant que les personnes possédant d’autres qualifications professionnelles doivent pouvoir bénéficier d’une formation raccourcie. Les exigences pédagogiques et didactiques ne peuvent toutefois pas être abaissées, affirme clairement Beat W. Zemp, président central de la LCH. L’association demande aussi une revalorisation des conditions de travail dans la profession pour garder et attirer de nouveaux enseignants.

Selon l'Office fédéral de la statistique, un nombre croissant d'enseignants va partir à la retraite ces prochaines années. Dans les écoles primaires, ils seront en 2018 45% de plus qu'en 2008 à prendre leur retraite, et dans les écoles secondaires 20 à 25% de plus. La Suisse francophone est pour l’instant moins confrontée à la pénurie aiguë d’enseignants que connaît la Suisse alémanique, mais la situation va aussi empirer, avertit Beat W. Zemp.

swissinfo.ch et les agences

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