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Selon Ruth Metzler, les démissions à la Commission fédérale des étrangers permettent un nouveau départ

Les démissionnaires s’opposent au rattachement de leur Commission au département de Ruth Metzler (DFJP). Ils le répéteront jeudi. Mais leur futur ministre de tutelle a réaffirmé mardi à Genève sa volonté de mettre en œuvre la décision du gouvernement.

Ce contenu a été publié le 25 janvier 2000 - 19:16

Les démissionnaires s’opposent au rattachement de leur Commission au département de Ruth Metzler (DFJP). Ils le répéteront jeudi. Mais leur futur ministre de tutelle a réaffirmé mardi à Genève sa volonté de mettre en œuvre la décision du gouvernement.

Les démissions en cascade intervenues à la Commission fédérale des étrangers depuis le 12 janvier ne semblent pas inquiéter la patronne du Département fédéral de justice et police, Ruth Metzler. Au contraire. Lors de son passage à Genève, au Club suisse de la presse, la ministre a déclaré que ces démissions pourraient faciliter le rattachement de ladite Commission à l’Office fédéral des étrangers qui dépend de son Département

Composée de représentants des communautés étrangères, des services sociaux et des syndicats, la Commission fédérale des étrangers a pour tâche de faciliter l’intégration de près d’un million et demi d’étrangers qui vivent en Suisse. Et elle dépend du ministère des Affaires sociales dirigé par Ruth Dreifuss.

Les treize membres démissionnaires (sur 27) n’ont pas encore pris de décision définitive. Ils feront connaître leur point de vue ce jeudi. Mais ils ont, d’ores et déjà, affirmé leurs divergences de vue avec la politique trop répressive menée par le Département de Ruth Metzler à l’égard des étrangers.

Réaffirmant sa volonté de placer l’être humain au cœur de son mandat, la ministre a rétorqué, mardi, à Genève, que l’Office fédéral des étrangers n’est pas qu’un organe policier et que le rattachement de la Commission rebelle à cet Office facilitera l’intégration des étrangers. Ruth Metzler estime également que les personnes démissionnaires pourront être remplacées par d’autres.

Reste à savoir si le talent de la jeune ministre en matière de communication saura vaincre des années de méfiance à l’égard de son ministère. Un coup de pouce de sa collègue Ruth Dreifuss ne serait, en tous cas, pas de trop.

Frédéric Burnand

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