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Nouveaux horizons pour la politique scientifique suisse

La santé publique est un des secteurs de coopération entre Berne et Pretoria. Keystone

La Suisse et l'Afrique du Sud se sont entendues sur un accord de coopération scientifique et technologique qu'elles devraient signer d'ici la fin de l'année.

Ce contenu a été publié le 26 mars 2007 - 18:11

Il s'agit du premier pays hors de l'Union européenne (UE) avec lequel Berne concrétise une telle démarche. Des projets sont à l'étude aussi avecla Chine, l'Inde et la Russie.

Au dernier jour d'une visite en Afrique du Sud entamée mercredi, le secrétaire d'Etat à l'éducation et à la recherche Charles Kleiber et le ministre sud-africain de la Science Mosibudi Mangena se sont rencontrés lundi à Pretoria.

«Ils sont d'accord sur tous les points du texte», a indiqué Claudio Fischer, chef de la politique scientifique internationale au Département fédéral de l'intérieur (DFI).

Le Conseil fédéral (gouvernement) a transmis en janvier au Parlement un message sur la recherche, la formation et l'innovation pour la période 2008-2011. Pour la première fois, il propose une politique scientifique extérieure hors de l'UE.

L'Afrique du Sud, la Chine, l'Inde et la Russie ont été choisis comme pays prioritaires. Le Parlement doit encore examiner ce message dès cet été. «L'Afrique du Sud est un peu le pays phare en Afrique. Il a un grand potentiel scientifique et fait beaucoup d'investissements», a précisé M. Fischer.

Contrat de prestation

M. Kleiber est accompagné par le recteur de l'Université de Bâle, Antonio Loprieno, et le directeur de l'Institut tropical suisse, Marcel Tanner. Ces deux institutions devront coordonner les intérêts de toutes les institutions suisses en matière de coopération avec l'Afrique du Sud.

L'Université de Bâle et le «Council for scientific and industrial research» de Pretoria - une agence gouvernementale de financement pour la recherche appliquée - seront responsables de la réalisation de cette coopération, a ajouté M. Fischer. Ils évalueront des projets susceptibles d'être soutenus par les deux gouvernements.

«La stratégie suppose une réciprocité financière qui est garantie dans la mesure où le Parlement accepte le message», a ajouté M. Fischer.

La coopération portera dans un premier temps sur les domaines de la santé publique, des biotechnologies, des nanotechnologies et des sciences humaines et sociales. La Suisse, qui soutient déjà un institut en Tanzanie et un autre en Côte d'Ivoire, souhaite notamment une approche africaine en matière de santé publique.

Un contrat de prestation sur quatre ans doit être signé d'ici à la fin de l'année. En 2005, la Suisse et l'Afrique du Sud avaient signé une convention de collaboration sur les Hautes Ecoles. Une déclaration d'intention plus large avait ensuite été décidée.

Bientôt l'Asie

Après l'Afrique du Sud, M. Kleiber partira en tournée asiatique en Chine et en Inde le 21 avril. Un voyage est prévu en décembre en Russie. D'autres pays ont une importance particulière pour la Suisse, comme le Japon.

De son côté, Pascal Couchepin, ministre des Affaires intérieures, devrait se rendre dans le courant de l'été au Japon, selon M. Fischer

swissinfo et les agences

Faits

Les fonds d'encouragement à disposition du Secrétariat d'Etat à l'éducation et à la recherche pour 2005 se montent à 1,67 milliard de francs.
70% de cette somme vont à l'éducation et à la recherche, soit 37% aux universités, 28% à la recherche nationale et 90 millions de francs pour les bourses.
Au niveau international, 30% des fonds d'encouragement vont à la coopération, soit 21% à la recherche, 8% au domaine spatial et 1% à la coopération en matière d'éducation.

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