Navigation

SAirGroup-Sabena:«oui» syndical du bout des lèvres

swissinfo.ch

L'avenir de Sabena au sein du groupe SAirGroup semble assuré: au terme de discussions très tendues avec la direction, les syndicats de la compagnie belge ont donné un «signal positif». Mais les négociations se poursuivent.

Ce contenu a été publié le 22 janvier 2001 - 22:50

Réuni lundi soir, le Conseil d'administration de Sabena a siégé près de trois heures avant de laisser apparaître une fumée blanche: il a décidé de proposer aux actionnaires, lors de l'assemblée extraordinaire du 8 février, la poursuite des activités de l'entreprises.

Autrement dit, l'Etat belge et SAirGroup ont jugé suffisantes les assurances données en fin d'après-midi par les syndicats. C'était la condition sine qua non pour engager la recapitalisation, pour garantir que les 225 millions de dollars d'argent frais (135 millions à charge de SAirGroup, le reste versé par la Belgique) ne seront pas galvaudés par un conflit social.

Les syndicats, après une première réponse négative samedi soir, ont préféré la voie du dialogue. Ils se disent «prêts à prendre dans les jours qui viennent leur responsabilité afin de garantir l'avenir du groupe Sabena et de sauvegarder ainsi l'emploi, les conditions salariales et les conditions de travail du personnel». Les termes sont évidemment pesés: les syndicats comptent bien adapter certains points du plan de restructuration.

«Dans une telle négociation, il y a toujours une marge», indique Jean-Claude Donzel, porte-parole de SAirGroup. Le groupe suisse est prêt à des concessions pour éviter l'explosion de sa stratégie belge.

Direction et syndicats ont établi un «agenda de discussion» qui débute ce mercredi. L'objectif est d'aboutir à un accord «sur les éléments essentiels du plan de restructuration» avant l'assemblée du 8 février. Les syndicats ont ainsi obtenu de pouvoir tenir compte de l'audit dont les résultats sont attendus fin janvier.

D'ores et déjà, les syndicats ont accepté le principe de la vente de certains secteurs d'activité Sabena à SAirGroup, à raison de 85%. Mais ils ont obtenu que les employés de ces filiales restent soumis aux commissions paritaires Sabena. «C'est très important pour nous, cela veut dire qu'ils garderont les mêmes conventions collectives», explique à swissinfo, Freddy Tack, secrétaire fédéral pour l'aviation civile du syndicat majoritaire CGSP.

Thierry Zweifel, Bruxelles

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?