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SAirGroup à l'assaut du ciel français

Un appareil d'Air Liberté qui pourrait fusionner avec AOM et Air Littoral. Keystone

Les compagnies aériennes françaises AOM, Air Liberté et Air Littoral, sous le contrôle de SAirGroup, envisagent de fusionner. Ce projet devra être soumis aux autorités européennes de la concurrence, précise le porte-parole du groupe helvétique.

Ce contenu a été publié le 16 mai 2000 - 07:50

Bien que les deux parties s'en défendent officiellement, le match Air France-Swissair est bien engagé. Selon des sources proches du SAirGroup, un mariage entre AOM, Air Liberté et Air Littoral pourrait, en effet, être célébré sous peu. Et accoucher du premier concurrent privé d'Air France.

Nommé depuis quelques jours à la tête d'Air Liberté, le patron d'AOM Alexandre Couvelaire est bien parti pour réaliser son rêve: une fusion à trois avec Air Littoral qui, sous l'égide et la tutelle du SAirGroup, permettrait à ce nouveau pôle aérien privé de s'attaquer de front au mastodonte Air France. Un objectif que l'intéressé, rappelons-le, avait déjà caressé dans le passé, lorsque des rapprochements entre AOM et Air Liberté, alors propriété de l'homme d'affaires Lofthi Bellassine, avaient été envisagés.

L'objectif avoué d'une telle fusion est limpide. D'abord, au vu de ses mérites financiers, elle permettrait de mieux gérer les dessertes des trois compagnies concernées. Ensuite, en raison de son intérêt stratégique: titulaire de 30
dessertes hexagonales à partir de l'aéroport d'Orly, le futur pôle aérien privé pourrait, à partir de ce bastion, mener une véritable offensive tarifaire. Bref, mener la vie dure à la compagnie française.

Dernier avantage de cette formule, si elle voit le jour, l'encerclement de fait d'Air France par le SAirGroup, qui, via Swissair, Sabena et le pôle Aom-Air Liberté, deviendrait une véritable alternative pour les passagers français sur les vols européens, voire transcontinentaux. Un encerclement dont Air France a conscience, dit-on à Paris. Au point que des pourparlers très discrets ont commencé entre la compagnie tricolore et sa rivale de toujours British Airways en vue d'un rapprochement sur un programme commun de fidélisation.

Richard Werly, Paris

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