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Sévère réprimande pour Novartis et Bridgestone

Novartis a été épinglé pour avoir cessé de produire des génériques en Inde notamment. Keystone

Le 'Public Eye on Davos' a décerné le 'prix' de l'entreprise la plus irresponsable de Suisse à la multinationale bâloise. La distinction équivalente au niveau mondial revient au fabricant de pneu japonais.

Ce contenu a été publié le 24 janvier 2007 - 18:04

Un prix 'positif' a également été remis pour la première fois à une entreprise. Il est allé au grand distributeur suisse Coop pour sa contribution en faveur de l'agriculture biologique.

Ces trois Public Eye Awards ont été remis lors du contre-sommet au Forum économique mondial (WEF) organisé dans la station grisonne par la Déclaration de Berne (DB) et Pro Natura.

Au total, six sociétés avaient été retenues dans la catégorie des entreprises irresponsables, trois pour le prix suisse et trois pour le prix global.

Par ailleurs, trois autres sociétés avaient été nominées pour le 'prix positif'.

Mise en garde et récompense

Le groupe pharmaceutique Novartis reçoit le prix de l'entreprise la plus irresponsable de Suisse. Il est montré du doigt pour avoir arrêté la production de génériques en Inde et dans d'autres Etats en développement.

Quant au groupe de pneumatiques Bridgestone/Firestone, il doit quant à lui sa 'récompense' à des manquements environnementaux et sanitaires auprès de ses employés au Liberia. Il est en outre accusé de faire travailler des enfants dans ses plantations de gomme.

Le Public Eye on Davos a par ailleurs innové en remettant pour la première fois un 'prix positif' à une entreprise et non pas à une ONG. Destiné à récompenser une action responsable, le 'Public Eye Positive Award' est revenu à Coop pour sa contribution à l'agriculture biologique.

Dirigeants arrogants et ignorants

Lors de l'ouverture du Public Eye, le vice-président des Amis de la Terre (Earth International), Tony Juniper, a mis en garde contre les nouvelles tentatives de «dérégulation» de l'économie qui seront évoquées selon lui dans le cadre des discussions au WEF.

Il a également déploré par avance la façon dont seront traitée les questions écologiques lors de la réunion minstérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) destinée à relancer le cycle de Doha.

Pour sa part, Jörg Sambeth, directeur technique de Givaudan à l'époque de la catastrophe de Seveso en 1976, a souligné que les dirigeants d'entreprises étaient «coupables» du manque de confiance à leur égard. Ce désaveu est pour lui dû à «leur arrogance et leur ignorance».

Autre orateur du Public Eye, le directeur de Greenpeace International, Gerd Leipold, a pour sa part tenu à justifier sa participation au WEF. D'après lui, il ne faut pas laisser les patrons et les politiques fixer l'agenda tout seuls. Il s'agit aussi de rappeler aux participants du WEF leur influence sur la vie de milliards de personnes et de ce fait leur responsabilité.

swissinfo et les agences

En bref

'Public Eye on Davos' est une manifestation à visée critique.

Elle a lieu chaque année parallèlement au Forum économique mondial (WEF) de Davos, qui se tient cette année jusqu'au 28 janvier.

Cette manifestation est un projet commun de l'association pour le développement durable Déclaration de Berne et de l'organisation de défense de l'environnement Pro Natura.

'Public Eye on Davos' se veut solidaire du Forum social mondial. Celui-ci se tient cette année à Nairobi. Il se terminera le 25 janvier.

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LES MULTINATIONALES VISÉES

Les 'Public Eye Awards' ont pour cible privilégiée les grandes entreprises. Ces dernières années, le géant de l'alimentation Nestlé a été critiqué à plusieurs reprises pour son attitude dans un conflit du travail en Colombie et pour l'agressivité de ses méthodes de commercialisation d'aliments pour bébés.

L'an dernier, le lauréat le plus en vue a été Walt Disney, accusé de tolérer de graves atteintes aux droits de l'homme chez ses fournisseurs du sud de la Chine.

Pour la première fois en 2006, un 'Positive Award' avait aussi été décerné.

Il n'était toutefois pas allé à une entreprise, mais au syndicat mexicain SNRTE et à deux ONG allemandes, qui ensemble avaient empêché la fermeture illégale d'une usine de pneus du groupe allemand Continental au Mexique.

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