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Roland-Garros: Roger Federer à l'assaut de Rafael Nadal

Roger Federer (à g.) et Rafael Nadal, le combat des chefs est annoncé. Keystone

Le numéro un mondial aborde en toute confiance les Internationaux de France, seule levée du Grand Chelem qui manque à son palmarès.

Ce contenu a été publié le 28 mai 2006 - 13:07

Dès les premiers coups de raquette, le Bâlois livrera un duel à distance avec Rafael Nadal, tenant du titre à Paris et roi de la terre battue.

Roger Federer et Martina Hingis partagent un point commun: ils ne sont encore jamais parvenus, dans leur riche carrière, à soulever la Coupe des Mousquetaires, seul trophée majeur qui manque à leur palmarès.

Le Bâlois revient cette année à Paris avec l'ambition légitime d'y remédier. Il s'en est donné les moyens. Quant à la Saint-Galloise, après cinq ans d'absence à la Porte d'Auteuil, elle rêve de faire trébucher l'une des principales favorites (Mauresmo, Henin-Hardenne, Clijsters, Petrova).

«Ma victoire à Rome m'a insufflé énormément de confiance, je sais où j'en suis.» Grâce à son récent succès à Rome, Martina Hingis aborde dans d'excellentes conditions la quinzaine parisienne

Remontée à la 14e place du classement mondial, tête de série numéro 12, la Saint-Galloise fait partie du cercle élargi des candidates au titre.

Nadal, l'homme à battre

Rompant avec la tradition, Roland-Garros 2006 a débuté ce dimanche avec 24 heures d'avance, histoire de faire profiter les partenaires financiers et les spectateurs d'un jour de tennis supplémentaire.

Numéro un mondial, Roger Federer a été l'un des premiers à se lancer dans l'arène. Il a remporté son premier match en trois sets contre l'Argentin Diego Hartfield (7-5 7-6 et 6-2).

««Je suis bien conscient de ce que signifierait une victoire à Paris, rappelait-il la veille de son entrée en lice. Mais je suis prêt, j'ai le niveau qui doit me permettre d'enchaîner les matches difficiles. Il faut vraiment être fort physiquement et mentalement pour s'imposer ici.»

Voici douze mois, Roger Federer s'était hissé dans le carré d'as sur la poussière ocre parisienne. Subissant la loi en quatre sets de Rafael Nadal, futur vainqueur.

Depuis, l'Espagnol n'a plus perdu un seul match sur terre battue et reste sur une série de 53 victoires de rang. Dès qu'il aura franchi le cap du premier tour à Roland-Garros, le Majorquin aura battu le record historique de succès consécutifs sur brique pilée, encore co-détenu par Guillermo Vilas.

«Nadal est l'homme à battre à Paris, concède Roger Federer. C'est mon plus grand rival, surtout sur terre battue. Mais il ne sert à rien de trop penser à lui maintenant, car si nous devions nous retrouver, ce ne serait pas avant la finale.»

Un parcours du combattant

D'ici là (si tout va bien), le Bâlois devra s'efforcer de ne pas perdre trop d'énergie dans les batailles qui l'attendent. Le tirage au sort ne lui a en effet pas été favorable.

Certes, Roger Federer n'est pas numéro un mondial par hasard. A Monte-Carlo et Rome le mois dernier, il n'a plié que face au seul Rafael Nadal. Mais un parcours du combattant l'attend à la porte d'Auteuil, avec des spécialistes prêts à le pousser dans ses derniers retranchements.

Dès les huitièmes de finale, il pourrait croiser le fer avec l'Allemand Nicolas Kiefer (no 13 mondial), ou le double champion olympique Nicola Massu (no 32) ou encore le récent vainqueur du Masters Series d'Hambourg, Tommy Robredo (no7). Sans parler de la vieille connaissance David Nalbandian (no 3 mondial), potentiel adversaire en demi-finale. L'Argentin demeure l'un des joueurs du circuit qui convient le moins au Suisse.

Le French

Reste que Roger Federer est bien placé pour ajouter le «French» à son palmarès. «Je n'ai jamais joué aussi bien sur terre battue que cette saison, rappelle-t-il. Depuis ma victoire à l'Open d'Autralie en janvier, j'ai axé toute ma préparation sur Roland-Garros.»

Bien sûr, Rafael Nadal demeure sa bête noire (il a remporté 5 de leurs 6 confrontations directes), bien sûr, le puissant Majorquin a eu le dernier mot à Monte-Carlo et Rome (après que Federer ait galvaudé deux balles de match).

Mais Roger Federer s'est convaincu qu'il peut faire plier le «Fenomeno» «Je me suis souvent posé la question: puis-je battre Nadal sur terre battue? J'ai obtenu la réponse que je souhaitais à Rome.» En apportera-t-il la preuve dimanche après-midi 11 juin sur le central de Roland-Garros?

swissinfo, Jonathan Hirsch

En bref

- Roger Federer domine le tennis mondial depuis février 2004. Mais il n'a encore jamais remporté le tournoi de Roland-Garros.

- Le tournoi parisien est le seul des quatre du Grand Chelem que le Bâlois n'a pas gagné. Il a remporté deux fois l'Open d'Australie (2004 et 2006), trois fois Wimbledon (2003, 2004 et 2005) et deux fois l'US Open (2004 et 2005).

- En cas de victoire à Paris, il deviendrait le sixième joueur de l'histoire inscrire son nom au moins une fois sur les quatre rendez-vous majeurs.

- Martina Hingis, Patty Schnyder, Emmanuelle Gagliardi et Stanislas Wawrinka sont les autres Suisses figurant dans le tableau final de l'édition 2006 du tournoi de Roland-Garros

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