Navigation

Roger Federer prophète en son pays

Roger Federer lors de son match contre le Russe Igor Andreev (Keystone) Roger Federer lors de son match décisif contre Igor Andreev (Keystone)

Après trois finales perdues (2000 et 2001 à Bâle et 2003 à Gstaad), le No1 mondial a enfin vaincu le signe indien et s’est enfin imposé dans un tournoi suisse.

Ce contenu a été publié le 12 juillet 2004 - 09:48

Vainqueur dans les Alpes bernoises, le Bâlois a ajouté un dix-huitième titre à sa collection. Il redore du même coup le blason du tournoi oberlandais.

Jacques «Köbi» Hermenjat et le Bâlois Roger Brennwald – les deux directeurs des tournois de Gstaad et de Bâle - rêvaient tous deux de remettre leur trophée à Roger Federer. Cet honneur est finalement revenu au premier nommé.

Qui a même été à deux doigts de vivre un incroyable dimanche. Qualifiés pour la finale du double, Marc Rosset et Stanislas Wawrinka aurait pu imiter leur partenaire de Coupe Davis.

De quoi redonner des couleurs à l'épreuve bernoise pâlissante, délaissée par la plupart des grands pontes du tennis mondial (seulement quatre joueurs du Top 20), et à son organisateur.

Ce qui n'est pas anodin: selon une étude commandée à l'Université de Berne, les retombées du tournoi sur l'économie de Gstaad sont énormes.

«Plus ou moins 23 millions de francs suisses, pour toute l'année, ainsi que la venue de 46'000 personnes supplémentaires dans la station pendant la période du tournoi», commente Roger Seifritz, directeur de l'office du tourisme de Gstaad.

Un cor des Alpes porte-bonheur!

Le No1 mondial a donc assuré - presque - à lui seul le spectacle. Pourtant, et ce titre est d'autant plus remarquable, il ne débarquait pas dans l'Oberland dans les meilleures conditions.

Victorieux sur le gazon de Halle, puis sur celui de Wimbledon, comme en 2003 d'ailleurs, Roger Federer, éreinté, n'a pas eu le loisir de s'acclimater à la terre battue.

Récompensé de son titre londonien, des mains de Köbi Hermenjat, par un cor des Alpes (après la vache «Juliette» il y a douze mois) à son arrivée à Gstaad, il s'est prestement attelé à la tâche.

Se défaisant tour à tour de l'Allemand Tomas Behrend, puis du Croate Ivo Karlovic et du Tchèque Radek Stepanek le même jour, pluie oblige, et enfin de l'Italien Potito Starace en demi-finale, le Bâlois n'a cette fois pas chuté sur le dernier obstacle.

Battu l'an passé en cinq sets par le Tchèque Jiri Novak, Roger Federer a retenu la leçon pour s’imposer face au Russe Igor Andreev (6-2 6-3 5-7 6-3). Pour le plus grand bonheur des 6'000 spectateurs présents dans les gradins de la Roy Emerson Arena.

En attendant les Jeux olympiques!

Invaincu depuis 17 matches - on se souvient de sa défaite au troisième tour de Roland-Garros contre le Brésilien «Guga» Kuerten - le meilleur joueur suisse de tous les temps semble à l'heure actuelle impossible à arrêter. Sur gazon, sur terre battue et peut-être sur béton dès la fin du mois de juillet.

Après deux semaines de vacances, Roger Federer enchaînera en effet avec les deux tournois Masters Series outre-Atlantique de Toronto et de Cincinnati. Avant de revenir sur le Vieux-Continent pour y disputer les Jeux olympiques.

Du rendez-vous athénien, le Bâlois en a d'ailleurs fait son troisième et dernier grand objectif de l'année. Le premier fut de confirmer son titre à Wimbledon et le second de vaincre dans un tournoi suisse...

swissinfo, Raphael Donzel

En bref

- Roger Federer a remporté son troisième tournoi de rang, le septième de l'année, le dix-huitième de sa carrière.
- En s'imposant à Gstaad, il a enfin connu la consécration dans une épreuve suisse.
- Après avoir atteint avec brio ses deux premiers objectifs de l'année (victoires à Wimbledon et en Suisse), le No1 mondial s'attaque à son dernier rêve: remporter les Jeux olympiques.

End of insertion

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?