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Revue de presse sur le oui de la Suisse aux accords bilatéraux

Le rédacteur en chef du quotidien Le Temps, Eric Hoesli, en compagnie de son chef rotativiste (archive) Keystone

Aucun triomphalisme au sein de la presse suisse au lendemain du oui aux accords bilatéraux. Vos quotidiens du lundi se réjouissent de ce vote, tout en ajoutant que le débat sur l’adhésion à l’Union européenne est relancé

Ce contenu a été publié le 22 mai 2000 - 10:34

«Après huit ans d’une humiliante traversée du désert, nous pouvons à nouveau regarder nos voisins dans les yeux: en cessant de nous comporter comme des nains de jardin, nous sommes redevenus des partenaires crédibles», écrit le quotidien romand «Le Matin».

En écho, le quotidien suisse édité à Genève «Le Temps» estime que «le climat de pessimisme et de résignation qui empreint la vie politique suisse depuis 1992 s’est enfin dilué». Et «La Liberté» de Fribourg de relever, dans ce vote, les retrouvailles entre Alémaniques et Romands.

Ce n’est toutefois pas l’Europe qui a triomphé dans les urnes helvétiques, mais «le pragmatisme le plus absolu», estime la Tribune de Genève. Ces accords bilatéraux, «taillés sur mesure pour la Suisse», ne pouvaient que passer la rampe. Economie oblige.

Et le confrère lausannois «24 Heures» de préciser avec une pertinence tout mathématique: «les pro et les anti-européens se sont mis d’accord sur le plus petit dénominateur commun de deux visions antagonistes sur l’avenir de la Suisse».

En Suisse alémanique, «le Blick» estime qu’une adhésion à l’Union européenne est désormais possible, alors que le «Bund» et le «Tages Anzeiger» considèrent le dossier non encore assez mûr.

Pour la «Neue Zürcher Zeitung», le vote de dimanche est «le oui du peuple aux accords bilatéraux, rien de plus, rien de moins». Et la NZZ de souligner, elle aussi, le rapprochement entre Alémaniques et Romands, tout en attirant l’attention sur le refus des Tessinois.

Et comme on pouvait s’y attendre, la presse tessinoise est unanime. Berne devra tenir compte des craintes du canton. «La Regione» de Bellinzone exprime plus particulièrement l’inquiétude d’une pression sur le marché du travail et la crainte d’une avalanche de camions sur l’A2.

swissinfo avec les agences

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