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Renforcement des liens entre Berne et Téhéran

La Suisse a promis 200 000 francs à l'Iran pour lutter contre les trafiquants de drogue. Keystone

La rencontre, mercredi, à Berne, entre le chef de la diplomatie suisse Joseph Deiss et son homologue iranien Kamal Kharazi confirme le rapprochement entre la Confédération et la République islamique.

Ce contenu a été publié le 14 juin 2000 - 18:19

D'ailleurs, à l'issue de sa visite, le ministre iranien des affaires étrangères a invité le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à se rendre en Iran.

Autre exemple du réchauffement des liens entre les deux pays: le soutien apporté par la Suisse, à l'instar d'autres pays européens, à l'Iran dans sa lutte contre les trafiquants de drogue.

A cet effet, la Suisse a promis 200 000 francs aux Iraniens. Elle a, en outre, dépêché sur place une délégation de policiers et Stéphane Gussmann, le directeur de l'Office fédéral de la police criminelle.

Selon l'ambassadeur de Suisse en Iran, «les saisies d'opium, de morphine et d'héroïne effectuées par les Iraniens représentent 80 pour cent du total des saisies dans le monde». Et Tim Guldimann d'ajouter qu'une grande partie de la drogue produite en Afghanistan passe par le territoire iranien. Et qu'elle est destinée aux différents marchés européens, suisse notamment.

La délégation suisse s'est rendue aux confins de l'Iran, de l'Afghanistan et du Pakistan pour observer les fortifications érigées par les Iraniens et destinées à retenir les trafiquants de drogue. Et c'est à l'issue de cette visite que Suisses et Iraniens ont décidé de coopérer plus étroitement.

Les Iraniens ont insisté sur la nécessité de lutter contre le blanchiment d'argent sale. Quant à la police suisse, elle envisage de fournir du matériel moderne aux forces de l'ordre iraniennes.

Une aide qui s'ajoutera à celle d'autres pays européens. La France, par exemple, forme des policiers iraniens et leur fournit des chiens spécialisés dans la lutte anti-drogue. Les Britanniques, eux, vont envoyer des gilets par balles et des viseurs de nuit aux forces de l'ordre iraniennes.

«Certes, admet l'ambassadeur Guldimann, cette aide est modeste. Mais elle illustre bien la prise de conscience des pays occidentaux qui reconnaissent désormais les efforts déployés par l'Iran dans la lutte internationale contre le trafic de drogue».

Siavosh Ghazi, Téhéran

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