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Privé de pistolets suisses, Caracas voit rouge

Au Vénézuela, la Société anonyme des industries militaires est censée contrôler toutes les armes importées. CAVIM

Le Venezuela critique vivement la décision suisse d'interdire une exportation de pistolets en faveur de son armée. Magda Ruizpineda, chargée d'affaires de Caracas à Berne, exige que la Suisse reconsidère la question.

Ce contenu a été publié le 29 mars 2001 - 20:55

Selon Madame Ruizpineda, les motifs du refus ne sont pas convaincants. L'instabilité croissante dans la région, le commerce illégal d'armes et la situation en matière de droits de l'homme invoqués sont sans commune mesure avec la réalité. La Suisse est simplement mal informée sur la situation au Venezuela: "Nous exerçons un contrôle intégral sur nos armes", a assuré la chargée d'affaires.

Depuis 1998, l'entreprise d'Etat CAVIM examine toutes les armes importées. Par ailleurs, la stabilité politique règne au Venezuela et ce pays dispose d'une Constitution parmi les plus progressistes en matière de droits de l'homme, toujours selon Magda Ruizpineda. Le pays entretient de plus des relations diplomatiques amicales avec la Colombie voisine.

La décision de la Suisse, le seul pays à avoir pris une telle mesure d'interdiction, ne laisse donc pas d'étonner le Venezuela. Les autorités vont désormais s'efforcer d'obtenir de la Suisse qu'elle fasse marche arrière.

La demande d'exportation de ces pistolets neuf millimètres a été rejetée en été dernier après consultation du Département fédéral des affaires étrangères. Elle émanait de l'entreprise SAN Swiss Arms SA de Neuhausen (SH), qui a racheté en octobre dernier avec effet rétroactif au début 2000 le secteur armement du groupe SIG.

Le contrat de livraison passé entre l'entreprise suisse et CAVIM en 1998 échoit en septembre prochain, selon Magda Ruizpineda. Jusqu'à l'interdiction prononcée par la Suisse, toutes les armes commandées étaient arrivés à bon port. Le refus des autorités helvétiques vient toutefois d'empêcher la livraison de 800 pistolets, faisant partie du dernier chargement. Un recours de SAN Swiss Arms se trouve actuellement sur le bureau du Département fédéral de
l'économie.

swissinfo avec les agences

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