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Première historique pour la Suisse

Martina Hingis a ressenti quelques douleurs à la jambe lors du match contre Kim Clijsters. Keystone

Martina Hingis et Roger Federer tiennent la grande forme. Les deux numéros un nationaux se sont qualifiés pour la finale du tournoi de Sydney.

Ce contenu a été publié le 11 janvier 2002

Deux Suisses en finale d'un même tournoi, cela s'était déjà vu. Mais deux Suisses présents simultanément en finale du simple messieurs et simple dames du même tournoi, voilà bien une authentique nouveauté qui tombe à point nommé juste avant les Internationaux d'Australie qui débutent lundi.

Martina retrouve son efficacité

Pour son premier tournoi depuis sa blessure (ligaments de la cheville), Martina Hingis semble avoir retrouvé une bonne partie de sa vivacité et de son efficacité.

La St-Galloise a dominé la Belge Kim Clijsters (tête de série no 3) en trois sets, 7-5 4-6 6-2 et a brillé par la sûreté de ses coups et la longueur de ses balles. «J'ai connu des hauts et des bas, mais par chance j'ai bien exploité le mauvais départ de mon adversaire dans la troisième manche», expliquait la Suissesse.

Seul bémol: elle a ressenti quelques pincements à la jambe et a préféré déclarer forfait pour la finale du double. Mais Martina peut légitimement prétendre renouer avec le succès dans un tournoi, après lequel elle court depuis février 2001.

Sa rivale en finale est à sa portée: il s'agit de l'Américaine Meghann Shaughnessy, qui a profité de l'abandon sur blessure de la grande favorite Serena Williams...

Federer en confiance

Roger Federer partira lui aussi avec les faveurs de la cote en finale face à l'Argentin Juan Ignacio Chela, vainqueur du Biélorusse Max Mirnyi. Dans le choc des étoiles montantes, Federer a pris le dessus sur Andy Roddick, défait 7-6 6-4.

Le choc a tenu ses promesses. Le Bâlois a longtemps été mis en difficulté par la puissance phénoménale du jeune Américain. Perdant d'ailleurs son service dès le premier jeu, avant de parvenir progressivement à imposer son jeu.

Comme ce fut d'ailleurs le cas au récent tournoi de Bâle. «Il m'a à nouveau bousculé, mais je suis parvenu peu à peu à mieux lire ses services», expliquait Roger Federer, en confiance avant la première levée de l'année en Grand Chelem.

Jonathan Hirsch

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