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Pourquoi seulement trois Suisses sur le Tour de France

Sven Montgomery, ici au Tour de Romandie, sera de la partie. Keystone Archive

Le Tour de France 2001 partira samedi de Dunkerque. Seuls trois Suisses seront au départ. Alex Zülle, Laurent Dufaux, Oscar Camenzind et les frères Zberg restent à quai. Certains par choix tactique. D'autres payent une politique controversée des dirigeants de la Grande Boucle.

Ce contenu a été publié le 05 juillet 2001 - 18:25

Samedi à Dunkerque, le 88e Tour de France partira sans eux: le Saint-Gallois Alex Zülle, le Vaudois Laurent Dufaux, les Uranais Beat et Markus Zberg, le Schwytzois Oscar Camenzind. Alex Zülle (2e en 1995 et 1999) et Laurent Dufaux (4e en 1996 et 1999) ont pourtant écrit quelques belles pages de la Grande Boucle. Le palmarès des frères Zberg et d'Oscar Camenzind leur confèrent également un certain crédit.

Pris dans la tourmente de «l'affaire Festina» du Tour 1998, Zülle a roulé pour «Banesto» en 1999 et 2000. Appelé au printemps par l'ex-entraîneur des Suisses, Wolfram Lindner, le Saint-Gallos a rallié la l'équipe allemande «Team Coast».

L'effort de recrutement de cette équipe lui a permis d'entrer dans la première division. L'objectif visé était dès lors la participation au Tour de France.

Mais suite à ses résultats mitigés, aux errances de Zülle, elle n'a pas convaincu les dirigeants du Tour à l'heure des wild-cards. Restée à quai, elle condamne également le Tessinois Mauro Gianetti et le Bernois Niki Aebersold à suivre le Tour à la télévision.

Pour Laurent Dufaux, il en va autrement. Mario Cippolini (12 victoires d'étape en cinq participations) a pris la mauvaise habitude de se retirer au pied de la montagne. Une attitude qui prive la «Saeco» de carton d'invitation.

Chez les Hollandais de «Rabobank», Teo De Rooy, directeur sportif, désirait aligner les frères Zberg. Il n'est pas parvenu à les convaincre. Beat ayant laissé de côté depuis deux ans les grands Tours, il envisage son retour la saison prochaine.

Il fera un test en septembre lors de la Vuelta. Où son frère l'accompagnera. Le cadet n'a jamais oublié ses deux victoires d'étape en 1998 sous le maillot de «Post Swiss Team».

Quant à Oscar Camenzind (Lampre), le Tour n'a jamais figuré sur son programme. Tous trois affirment des ambitions pour les championnats du monde de Lisbonne. Dès lors, la Vuelta devient la meilleure des préparations.

A cela s'ajoute le fait que les places au départ du Tour de France pour les équipes étrangères sont rares. Après la polémique de l'été passé, où plusieurs équipes françaises étaient restées sur le carreau, la part belle leur a été faite cette saison: elles sont huit à grossir le peloton.

La polémique sur le dopage lors du Giro a conforté Jean-Marie Leblanc, le patron du Tour, dans sa décision printanière d'écarter toutes formations dont un (ou des) coureur avait un dossier pendant concernant le dopage.

Dès lors, ils seront trois Suisses au départ: le Bernois Sven Montgomery, le Lucernois Daniel Schnider, tous deux à «La Française des jeux», et le Tessinois Rubens Bertogliati (Lampre). A ne pas oublier: Daniel Atienza (Cofidis), l'Espagnol de Moudon.

Pierre-Henri Bonvin, Dunkerque

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