Navigation

Pour exister en Iran, la Suisse déploie sa diplomatie culturelle

x Keystone

Vingt et un ans après la révolution islamique de 1979, la Suisse organise pour la première fois une semaine culturelle à Téhéran. C'est sans doute le meilleur moyen d'accompagner l'ouverture politique d'un grand pays.

Ce contenu a été publié le 12 juin 2000 - 18:39

A l'origine de cette diplomatie culturelle, l'ambassadeur Tim Guldimann mais aussi le premier secrétaire de l'ambassade Stephano Lazzarrotto. Certes, la Suisse représente officiellement les intérêts américains en Iran depuis la rupture des relations entre Téhéran et Washington en 1980. Mais en dehors de ce rôle d'intermédiaire, la diplomatie suisse est bien peu présente dans cette région du monde. C'est sans doute ce qui explique le intérêt porté pour la chose culturelle.

Il y a déjà un an, la pianiste Brigitte Mayer était venue à Téhéran pour donner plusieurs concerts. Elle avait été impressionnée par l'accueil que lui avait réservé le public. Il y a quelques mois, l'architecte Mario Botta était également venu à Téhéran pour donner plusieurs conférences.

Cette fois-ci, la semaine culturelle suisse qui a commencé le 11 juin et va durer jusqu'au 19 juin, est bien remplie. Brigitte Mayer et le flûtiste Philippe Racine vont donner plusieurs concerts dans les centres culturels de la capitale. Il y aura également une exposition de photographie pour présenter la Suisse ainsi qu'une rétrospective du cinéma suisse avec notamment la projection de «Genet à Chatila» de Richard Dindo, de «Mérettte» de Jean-Jacques Lagrange, de «Violanta» de Daniel Schmid et du film «ID suisse». L'écrivain Adolf Muschg va également intervenir devant les étudiants des universités de Téhéran et d'Ispahan.

Depuis l'élection de Mohammad Khatami, en mai 1997, l'Iran islamique, longtemps maintenu dans une relative fermeture, s'ouvre progressivement à la culture occidentale. Pour la diplomatie suisse, c'est sans doute le meilleur moyen d'être présent et d'accompagner l'ouverture d'un grand pays comme l'Iran qui compte aujourd'hui une population de près de 65 millions d'habitants. Une population dont la moitié a moins de vingt ans et qui est avide de connaître le monde extérieur.

Siavosh Ghazi, Téhéran

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?