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Police fédérale: davantage de moyens contre la criminalité organisée

Jean-Luc Vez, directeur de l'Office fédéral de la police. Keystone

Le nouvel Office fédéral de la police (OFP) sera opérationnel au premier janvier 2001. A grands renforts de collaborateurs durant huit ans, l´instance devrait sérieusement renforcer la lutte contre la criminalité organisée.

Ce contenu a été publié le 01 décembre 2000 - 18:11

La refonte a duré dix-huit mois. Avec comme résultat la fusion entre la police fédérale et les services de sécurité de l'administration. Son efficacité, l'OFP la tire notamment de nouvelles compétences acquises par la Confédération. Après que le parlement lui a donné sa bénédiction en matière de lutte contre le crime.

Les nouvelles structures de l'OFP comptent désormais trois entités. La Police judiciaire fédérale (PJF), le Service d'analyse et de prévention (SAP) et le Service fédéral de sécurité (SFS).

«Il est impératif de concentrer les forces, d'être plus flexible, d'améliorer la collaboration entre les cantons et l'étranger», explique Jean-Luc Vez, directeur de l'Office fédéral de la police.

Les effectifs de l'office sont actuellement de 380 collaborateurs. Ils devraient doubler d'ici 2008. Dans un premier temps, c'est la police judiciaire qui profitera de 80 nouvelles compétences. Par la suite, tous les services seront renforcés durant huit ans.

Toutefois, cette expansion pose des problèmes au niveau des ressources humaines. «Les spécialistes qualifiés dans la lutte contre le blanchiment coûtent cher et les autres compétences désirées se trouvent souvent au sein des polices cantonales» confie le directeur de l'OFP.

Il sera difficile de rivaliser. Il revient donc à l'OFP de trouver des solutions.

La Confédération compensera peut-être ce manque avec des centres de compétences très pointus à Lucerne et Neuchâtel. «Ces centres offriront une formation très aiguës en matière de criminologie», souligne Jean-Luc Vez.

«Les nouvelles structures et ces nouvelles forces devraient réellement permettre de travailler avec un outil efficace», ajoute Jean-Luc Vez. Les nouvelles compétences de la police leur donneront la possibilité d'aller au-delà des enquêtes préliminaires, même si elle est toujours sous la houlette du ministère public de la Confédération.

Autre intérêt pour le patron de la police fédérale: la réorganisation aura engendrera moins de hiérarchie et davantage de souplesse entre les services. «Cela signifiera normalement la fin d'une certaine concurrence entre les polices», avoue le directeur de l'office.

En revanche, et pour faire taire toute rumeur de départs massifs du personnel, Jean-Luc Vez rappelle qu'au premier janvier 2001, tous les collaborateurs auront des contrats en bonne et due forme et sauront ce qu'ils ont à faire.

En attendant de meilleurs résultats face à une criminalité organisée changeante, le directeur de l'OFP attire l'attention sur de nouveaux combats de la police, comme l'implication de plus en plus fréquente de mineurs dans les réseaux mafieux.

En plus de la lutte contre le blanchiment, la prostitution enfantine, la pédophilie, la criminalité par l'internet feront partie du travail quotidien de la police, conclut Jean-Luc Vez.

Jean-Louis Thomas

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