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Plus rien ne s'oppose à la collaboration des Hautes écoles lémaniques

UNIL - Université de Lausanne

Le principal obstacle à la collaboration entre l'EPFL, l'université de Lausanne et celle de Genève a été levé par le Tribunal fédéral. Les Vaudois n'auront pas leur mot à dire sur les 32 millions de francs prévus pour la réalisation de cet ambitieux projet.

Ce contenu a été publié le 29 mars 2001 - 18:41

«Cette décision du Tribunal fédéral est une excellente nouvelle, estime Jean-Marc Rapp, recteur de l'université de Lausanne. Ce projet triangulaire de collaboration est très important. Il devrait apporter un grand plus pour les étudiants, mais surtout pour la recherche».

Un projet qui aurait pu ne jamais voir le jour. En effet, un décret adopté par le Grand conseil vaudois considérait que les 32 millions de francs nécessaires à sa réalisation ne constitue pas une nouvelle dépense. Une décision qui n'était pas du goût d'une poignée de citoyens. Pour que le peuple se prononce par la voie des urnes, ils avaient donc décidé de déposer un recours de droit civil.

Recours débouté jeudi par les juges de la cour de droit public du Tribunal fédéral. Ils confirment ainsi les conclusions d'une étude commandée par les autorités vaudoises au professeur Andreas Auer, de l'université de Genève.

En clair, la réalisation du projet des Hautes écoles lémaniques n'occasionne pas de nouvelles dépenses. Il s'agit, en l'occurrence, d'une réaffectation de budget qui dépend de la loi vaudoise sur les universités.

Par ailleurs, les juges de Mont-Repos expliquent leur décision par la grande autonomie financière dont jouit l'université de Lausanne.

Les recourants souhaitaient notamment que cette collaboration entre l'EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) et les universités de Genève et Lausanne devienne le sujet d'un grand débat et soit soumis au vote populaire.

Résultat : les citoyens vaudois ne pourront se prononcer que sur les 4,6 millions relatifs au regroupement de l'école de pharmacie à Genève, sur référendum de l'association vaudoise de pharmacie. Cet argent, explique Jean-Marc Rapp, constitue effectivement une dépense nouvelle.

Pour rappel, ce projet triangulaire vise à une meilleure coordination des études. Ainsi, les sections de chimie, de physique et de mathématiques de l'université de Lausanne partiraient à l'EPFL, et la pharmacie à Genève.

«Cette opération s'accompagnera d'un projet de développement, ajoute Jean-Marc Rapp, avec la création de deux pôles autour des sciences de la vie».

Et le recteur de l'université de Lausanne de conclure: «cette restructuration d'envergure permettra un grand renforcement des filières de formation. Des développements nouveaux pourront s'opérer, notamment en matière de recherche. Et cela, dès 2004, grâce à une aide de la Confédération de 50 millions de francs par année».

Jean-Louis Thomas

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