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Plan social Swissair: la douche froide

Pascal Couchepin (à droite), avec Jean-Luc Nordmann, du Secrétariat d'Etat à l'économie. Le sort du personnel licencié n'est pas l'affaire des politiques. Keystone

Pascal Couchepin a déçu vendredi les espoirs des syndicats. La Confédération ne mettra pas un sou dans le plan social de Swissair.

Ce contenu a été publié le 30 novembre 2001 - 17:32

«Le gouvernement se félicite de l'accord trouvé par les partenaires sociaux pour la mise sur pied d'un plan social en faveur des employés de Swissair, a dit vendredi le ministre de l'économie, à la sortie de la séance du Conseil fédéral.

Mais Pascal Couchepin a ajouté que le financement des mesures pour le personnel licencié (quelque 50 millions de francs) et pour les pré-retraités (30 millions) des sociétés en sursis concordataire n'est pas l'affaire de la Confédération.

L'affaires des banques

M. Couchepin n'a pas pour autant coupé court à tout espoir. Selon lui, deux solutions restent à l'examen pour financer ce plan.

La plus sûre passerait par le versement d'avances par les banques. Qui pourraient ensuite récupérer les moyens prêtés grâce aux actifs issus de la liquidation des sociétés en sursis concordataire. La justice zurichoise doit justement rendre son verdict à leur sujet d'ici à mercredi.

Le sort des six sociétés de Swissair Group qui ont demandé un sursis concordataire sera fixé d'ici mercredi. A Zurich, le juge se penchera lundi sur le cas de la maison-mère SAirGroup et de SAirLines.

Or, comme l'a souligné le conseiller fédéral, les discussions ont «beaucoup avancé», mais le contrat n'est pas encore signé. Et «tant qu'on n'a pas signé de contrat avec les banques, on n'est jamais sûr de rien», a ajouté M. Couchepin. Les négociations se poursuivront la semaine prochaine.

«Pas beaucoup d'illusions»

Pascal Couchepin, en revanche, «ne se fait pas beaucoup d'illusions» sur la deuxième solution. En gros, il s'agirait de prélever des moyens auprès de Swissair si elle parvient à réaliser davantage que l'objectif de recettes fixé à 750 millions de francs d'ici fin mars.

Le ministre de l'économie n'a par contre pas évoqué la piste proposée par l'ex-banquier genevois Bénédict Hentsch et sur laquelle certains syndicats fondent leurs espoirs. Dans cette version, e financement serait pris sur les 2,74 milliards que la Confédération et les autres investisseurs doivent accorder à la nouvelle Crossair.

Cas de rigueur

Le plan social prévoit d'accorder trois mois de salaire aux collaborateurs licenciés et cinq mois au maximum en guise d'indemnité de départ, selon l'ancienneté. En outre, une «Fondation pour soutenir les cas de rigueur résultant de la restructuration de SAirGroup», a été créée jeudi à Zurich. Elle a déjà réuni des promesses de dons pour 1,2 million de francs.

Pascal Couchepin s'est dit enfin «attristé» par les attaques qui ont suivi le versement d'indemnités au personnel de Swissair à l'étranger. «Il ne s'agit pas de plans sociaux», a-t-il affirmé. De plus, jusqu'à présent, seuls 9,9 millions ont été versés à ce titre, selon lui.

swissinfo avec les agences

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