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Répondre aux besoins de santé mentale et physique

Jean-François Steiert, socialiste fribourgeois né en 1961. Keystone


Ce contenu a été publié le 18 juillet 2014 - 11:00
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Le socialiste fribourgeois Jean-Francois Steiert a derrière lui une longue expérience d’avocat des patients et considère les soins médicaux à la population vieillissante comme un défi majeur.

En 2008, il a déposé une motion demandant au gouvernement de développer une stratégie nationale sur la démence. Motion qui a été initialement rejetée mais, à la fin de 2013, le gouvernement a sorti sa Stratégie nationale en matière de démence 2014-2017Lien externe.

En 2009, les coûts associés à la démence atteignaient 6,9 milliards de francs. «Quand il s’agit de cancers et d'autres pathologies, entre 80% et 90% des coûts concernent les médicaments, les médecins, les hôpitaux, explique Jean-François Steiert. Avec la démence, la priorité est différente puisqu’il s’agit à 90% de temps. Et nous avons là un réel problème puisqu’on manque de temps et de compétence pour les personnes âgées.»

Un grand nombre de patients atteints de démence sont d’abord pris en charge par leur famille. Ensuite, quand les soins deviennent trop lourds, ils sont transférés dans des homes médicalisés. «Nous devons réfléchir à la prise en charge et trouver les moyens de maintenir les gens à domicile aussi longtemps que possible», estime le député socialiste.

Non seulement le nombre de vieilles personnes atteintes dans leur santé mentale et physique augmente, mais il y a une pénurie de professionnels capables de s’en occuper. Il faut rendre les professions de la santé plus attractives et former plus d'infirmières et de médecins en mesure de fournir des soins de médecine générale.

Une option consisterait à modifier la structure des études de médecine. «Avec le système actuel de sélection pour l’entrée en faculté de médecine, on ne choisit probablement pas les personnes les plus appropriées. Parce qu’on sélectionne des candidats aux compétences très théoriques, en mathématiques, en chimie et autres, relève Jean-François Steiert. Et la question qui se pose maintenant est de savoir comment remettre la priorité sur les intérêts de la société.»

«Où vous voyez-vous à 75 ans?»

Jean-Francois Steiert: «A la maison, bien sûr! Aussi longtemps que possible. Je pense que, dans 25 ans, nous aurons un plus grand choix de modes de vie: seul à la maison, avec son conjoint à la maison, dans une maison avec 200 pensionnaires, ou à l’hôpital. Nous aurons des modèles de vie différents, mixtes. Je pense que c’est l’avenir.»

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