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Pas de soldats suisses contre les pirates somaliens

Exercice de la marine suédoise dans le cadre de l'opération Atalante Keystone

La Suisse ne participera pas à la mission de lutte contre la piraterie Atalante. Par 102 voix contre 81 et 10 abstentions, la Chambre du peuple a définitivement refusé jeudi l'arrêté fédéral autorisant l'envoi de soldats suisses au large de la Somalie.

Ce contenu a été publié le 24 septembre 2009 - 10:47

L'alliance de l'Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice), des Verts et d'une partie des socialistes a torpillé la mission, pourtant approuvée par la Chambre haute. Selon les propos du ministre de la Défense Ueli Maurer, ce refus ne laisse plus le temps nécessaire pour un engagement suisse l'année prochaine.

Il s'agissait de mettre à disposition un contingent de 30 soldats au maximum avec un engagement limité au 31 décembre 2010. La mission aurait été de protéger des pirates la flotte marchande suisse ainsi que les navires du Programme alimentaire mondial (PAM) qui ravitaillent la population somalienne.

En théorie, les soldats suisses n'auraient pas été engagés dans des actions offensives. L'UDC, en particulier, ne croit pas que cette condition aurait pu être respectée en cas d'attaques de pirates. L'UDC zurichois Ulrich Schlüer a dénoncé une proposition «irréfléchie».

Au service de la paix

Les opposants de gauche ont pour leur part demandé un engagement humanitaire accru. Selon le Vert Josef Lang, la Suisse doit mettre au service de la paix son savoir-faire civil et non militaire.

Du côté des partisans d'Atalante, les intervenants ont une nouvelle fois souligné que l'insécurité au large de la Corne de l'Afrique nuit à l'aide au développement. Pour eux, la Suisse ne peut par ailleurs pas se distinguer en ne participant pas à l'opération.

Pour le libéral-radical (droite) Peter Malama, cela est mauvais pour l'image, déjà endommagée, de la Suisse en tant que nation crédible et solidaire.

C'est également en vain que le ministre de la Défense Ueli Maurer a mis en garde contre une volte-face alors que le gouvernement a dit à l'étranger sa volonté de participer à l'opération Atalante: les partenaires étrangers le comprendraient difficilement.

Le projet avait été soutenu à deux reprises par la Chambre haute. Le dernier vote de la Chambre basse le coule définitivement.

swissinfo.ch et les agences

La marine suisse

La Suisse est le pays non maritime ayant la plus grande flotte marchande du monde.

35 navires, dont des cargos, des portes-conteneurs, des pétroliers ou encore des bateaux pour les produits chimiques naviguent sous pavillon suisse. Au total, ces navires peuvent transporter plus d'un million de tonnes de denrées.

Parmi les 600 marins engagés sur ces bateaux, on ne compte que six Suisses, dont 3 Romands et 3 Alémaniques.

La flotte marchande suisse a une importance économique et stratégique essentielle. En temps de paix, elle participe au transport normal de marchandises à travers le globe.

En temps de guerre ou de crise, le gouvernement suisse peut utiliser les bateaux dans l'intérêt du pays et ainsi assurer l'approvisionnement de la Suisse.

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