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Ouragan Lothar: bilan des dégâts forestiers revu à la hausse

Les dommages causés à la forêt suisse par l’ouragan Lothar du 26 décembre dernier sont plus lourds qu’on ne le pensait jusqu’ici. Les autorités fédérales parlent de 15 millions d’arbres abattus.

Ce contenu a été publié le 18 janvier 2000 - 18:32

Les dommages causés à la forêt suisse par l’ouragan Lothar du 26 décembre dernier sont plus lourds qu’on ne le pensait jusqu’ici. Les autorités fédérales parlent de 15 millions d’arbres abattus.

Le bois abattu approche les 12 millions de m3. Cela représente l’équivalent de plus de deux années et demie d’exploitation normale de la forêt suisse. Lothar dépasse de loin tous les autres événements dont a pâti jusqu’alors le patrimoine forestier suisse.

Fort des expériences tirées d’une précédente tempête - Vivian en février 1990 - les autorités fédérales suisses ont élaboré un manuel à l’attention des propriétaires de forêts, dans le but de les aider à prendre la décision la plus appropriée dans chaque cas particulier. Car il n’est plus question, aujourd’hui, d’agir comme on l’avait fait après Vivian, en mobilisant les grands moyens pour nettoyer les forêts du bois endommagé. Les décisions se prendront en tenant compte de toutes les facettes du problème: aspects économiques, environnementaux, d’une gestion durable, de la sécurité, difficultés d’écoulement, fonction de la forêt, etc. Il est d’ores et déjà certain qu’une importante partie du bois endommagé sera laissée sur place, malgré le fait que cela va entraîner, à terme, une multiplication des populations de parasites tels que les bostryches.

Les autorités fédérales suisses étudient actuellement les mesures d’ordre législatif nécessaires pour faire face à la situation. Berne va débloquer des crédits supplémentaires, à l’instar des cantons, par exemple pour des aides financières provisoires sous forme de prêts sans intérêt ou pour le façonnage des arbres endommagés. On étudie également les possibilités de stockage du bois par voie humide afin de lui conserver sa valeur, ou encore un recours à des formations de l’armée. Mais en fait on ne se presse pas trop. On veut éviter l’activisme qu’avait déclenché la tempête Vivian en 1990 et qui a eu des conséquences en partie très négatives. Pour mémoire, 31 personnes avaient péri dans les opérations à grande échelle de déblaiement des forêts endommagées.

Pierre-André Tschanz

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