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On est les champions...de la globalisation

L'intégration économique et le niveau technologique font partie des critères pour mesurer la globalisation. www.atkearny.com

Selon une étude américaine, au hit-parade de la globalisation, la Suisse arrive juste derrière l'Irlande, mais très loin devant les Etats-Unis.

Ce contenu a été publié le 11 janvier 2002 - 08:45

Réalisée par Foreign Policy et le cabinet de consultants A.T. Kearney, l'étude porte sur les 62 pays qui représentent 90% de l'économie et près de 85% de la population mondiales. Elle se base sur des chiffres remontant à l'an 2000.

Ces pays sont classés sur la base de quatre critères de mondialisation. A savoir, l'intégration économique, le développement technologique, l'engagement politique sur la scène internationale et les échanges entre populations.

Les petits pays sont mieux placés

Généralement considérée comme la première économie mondiale et comme le principal défenseur de la mondialisation, les Etats-Unis sont largement distancés par le trio de tête (Irlande, Suisse et Singapour). Ils ne figurent qu'au douzième rang de ce classement.

Normal, selon Paul Laudacina, l'un des auteurs de l'étude et vice-président de A.T. Kearney, les petits pays sont mieux placés que les grands pour entrer de plein pied dans la mondialisation.

«Les grands pays, comme les Etats-Unis, ont un territoire si vaste et une population si importante qu'ils dépendent moins de l'extérieur pour leur développement économique», précise Paul Laudacina. Qui voit, d'ailleurs, dans la Suisse le type même du pays condamné à la mondialisation.

«Plus que n'importe quel autre pays, ajoute le vice-président de A.T. Kearney, la Suisse constitue un carrefour politique et économique où les échanges avec l'extérieur constituent une vertu.»

Au vu de l'étude américaine, la vertu en question est même de plus en plus manifestée par la Suisse. Les investissements étrangers ont quadruplé au cours des quinze dernières années. Alors que les revenus tirés par les entreprises helvétiques de leurs investissements internationaux ont progressé de plus de 50%.

En l'an 2000, la part du commerce extérieur dans le produit national brut s'élevait à 101%, contre 88,5% en 1999. Et, sur le plan financier, les flots de capitaux en direction de la Suisse ont doublé en deux ans.

Parallèlement, les Suisses semblent littéralement plus branchés sur le monde qu'auparavant. En effet, l'Helvète moyen fait et reçoit 614 appels téléphoniques internationaux, soit 161 appels de plus qu'il y a quinze ans. Et, sur la même période, le nombre d'usagers de l'Internet a augmenté en Suisse de 25%.

Pour le meilleur et pour le pire

Mais le mariage de la Suisse avec la mondialisation a été signé pour le meilleur et le pire. Les auteurs de l'étude préviennent ainsi que les pays les plus ouverts sont aussi ceux qui sont les plus vulnérables aux effets d'une crise de l'économie mondiale.

«La globalisation n'est pas un phénomène inexorable», estime Paul Laudacina. Et de prédire qu'à la suite du ralentissement observé au début de l'an dernier et des retombées des attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, la globalisation pourrait bien marquer le pas cette année.

«Il n'existe pas de protection contre un ralentissement pour les pays les plus globalisés», avertit le vice-président de A.T. Kearney. Qui se veut néanmoins rassurant en relevant que les pays les plus globalisés sont également les mieux placés pour profiter rapidement d'une éventuelle reprise économique.

Marie-Christine Bonzom, Washington

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