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Nabil Alosaidi: une condamnation à mort de la liberté de la presse

Depuis près de huit ans, une guerre civile sanglante fait rage dans son pays d'origine, le Yémen. Et la liberté d'expression est mise à mal dans ce conflit. Néanmoins, le journaliste Nabil Alosaidi continue de se battre, comme il le rapporte à swissinfo.ch dans ce nouvel épisode de la série «les voix de la démocratie».

Ce contenu a été publié le 30 octobre 2021 - 07:27

Lorsque l'on parle médias au Yémen, un nom revient sans cesse: Nabil Alosaidi. Il y a quelques années, le journaliste a été nommé «Personne de l'année» par l'organisation anticorruption UTAD pour avoir fait campagne au niveau national et international pour le droit à la liberté d'expression alors qu'il était président des syndicats de journalistes yéménites.

Dans une interview accordée à swissinfo.ch, Nabil Alosaidi parle désormais d'une «condamnation à mort de la liberté de la presse» proférée par les différents belligérants: «Ce conflit menace le journalisme quotidien, car les parties qui se disputent le pouvoir se sont entendues pour arrêter et assassiner les journalistes».

Nabil Alosaidi vit en Suisse depuis cinq ans en raison de la guerre dans son pays d'origine. Ici, depuis son arrivée, il a participé à de nombreux événements organisés par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève et a mis sur pied des conférences au Club de la presse de Genève. En outre, Nabil Alosaidi tente de donner une voix aux victimes de la guerre civile au Yémen par le biais de diverses plateformes médiatiques. Selon l'organisation non gouvernementale Reporters sans frontières, le Yémen est l'un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes.

Dans son entretien avec SWI swissinfo.ch, le Yéménite déclare qu'il «rêve d'une patrie libre où le journalisme indépendant et la liberté d'expression seraient protégés.» Il est prêt à «continuer à se battre pour cela». Mais il affirme que ce rêve ne pourra se réaliser qu'avec le soutien de la communauté internationale, qui ne doit pas abandonner le Yémen.

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