Navigation

Une caméra suisse pour scruter le sol de la planète rouge

En 2021, un rover européen devrait rouler à la surface de Mars, à la recherche de traces de vie. Au cœur du dispositif, une caméra suisse, actuellement testée en conditions (presque) réelles.

Ce contenu a été publié le 27 mars 2018 minutes
SRF-SWI, Marc-André Miserez

Dans un entrepôt près de Bâle, les scientifiques ont reconstitué une parcelle de sol martien. Sur un prototype du futur ExoMars Rover, ils y testent la caméra high tech développée par le Space Exploration InstituteLien externe de Neuchâtel, qui livrera des images prises à moins de 15 centimètres, à haute résolution et en 3D.

Initialement prévue avec la NASA (qui s’est retirée pour des raisons budgétaires), la mission ExoMarsLien externe est menée en partenariat avec l’agence spatiale russe. En 2016, une fusée Proton a lancé la sonde ExoMars Trace Gas Orbiter, qui tourne autour de la planète rouge, à la recherche de méthane et d’autres gaz dans son atmosphère, qui pourraient avoir été produits par des organismes vivants.

En 2020, une seconde fusée emmènera le Rover, qui doit y aller voir de beaucoup plus près. S’il est certain qu’il ne croisera pas de petits hommes verts, il pourrait par contre détecter d’éventuels microorganismes (vivants ou fossilisés) dans le sol…. pour autant qu’il survive à l’atterrissage.

Dans ce domaine en effet, seuls les Américains sont jusqu’ici parvenus à poser sur Mars des engins qui ont pu fonctionner. L’Europe quant à elle reste sur deux échecs: en 2003, la petite soucoupe Beagle 2 n’a pas pu déployer ses panneaux solaires un fois arrivée au sol et l’année dernière, le module Schiaparelli s’est écrasé à la surface, après une défaillance de son système de freinage.

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?