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Massacres au Timor oriental: la Suisse sollicitée pour participer à une enquête

Une criminaliste et deux médecins légistes suisses vont passer toute la semaine prochaine au Timor oriental. Ils ont pour mission de voir s’il est techniquement possible, pour la Suisse de répondre favorablement à une demande de collaboration de l’ONU.

Ce contenu a été publié le 04 février 2000 - 16:50

Une criminaliste et deux médecins légistes suisses vont passer toute la semaine prochaine au Timor oriental. Ils ont pour mission de voir s’il est techniquement possible, pour la Suisse de répondre favorablement à une demande de collaboration de l’ONU.

C’est l’Office fédéral de la police, sur demande du Département des Affaires étrangères, qui a dépêché, ce vendredi au Timor oriental, l’une de ses collaboratrices, ainsi que deux experts des instituts de médecine légale des cantons de Vaud et de Zurich.

Sur place, et pendant cinq jours, ils tenteront de voir si, oui ou non, les conditions logistiques et sanitaires permettent d’envisager le déploiement d’une mission d’enquête. Ils devront établir une liste des besoins d’une telle mission en termes d’infrastructure et de sécurité. Mais ils n’ont aucun mandat d’enquêter sur des faits ou sur les allégations de massacres commis, ni de prendre les habituelles mesures de préservation de preuves.

On sait que l’ONU veut, à tout prix, faire la lumière sur les répressions, massacres et autres violences qui ont ensanglanté le Timor oriental. Au début de cette semaine, son secrétaire général, Kofi Annan, a transmis aux principaux organes des Nations Unies le rapport d’une première commission d’enquête qui s’était rendue sur place en novembre dernier. On peut lire, dans ses recommandations, que les investigations doivent être poursuivies de manière systématique et qu’il conviendrait même de créer un tribunal international pour juger les auteurs des graves violations des droits de l’homme.

On n’en est pas encore là. Mais l’ONU a d’ores et déjà demandé à la Suisse de collaborer, le cas échéant, à la mise sur pied d’une mission d’enquête. Berne, en principe, n’y serait pas opposée. Mais le gouvernement fédéral tient à prendre sa décision en toute connaissance de cause. D’où la mission exploratoire confiée à ce petit groupe d’experts.

Bernard Weissbrodt

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