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Martin Gerber jouera dans son antre

Martin Gerber (à g.) avec Bengt-Ake Gustafsson, entraîneur assistant du coach national. Keystone

Sacré champion national avec le club de Färjestad, le gardien emmentalois est une star en Suède. Il retrouve avec la Suisse le lieu de ses récents exploits.

Ce contenu a été publié le 01 mai 2002 - 16:01

Quartier de la petite ville de Karlstad - charmante bourgade située sur les bords du lac Klarälven - Färjerstad abrite la magnifique Löftberg Lila Arena.

Une patinoire construite à l'américaine - avec loges, restaurants et magasins - mais aux dimensions européennes. La touche suédoise? Intégré dans les gradins mais caché derrière d'énormes vitres teintées, un sauna permet de transpirer les yeux rivés sur les différents matches.

Un homme heureux

Les mains dans les poches, Martin Gerber déambule dans les dédales de cette luxueuse patinoire avec aisance. En une année, il a eu le temps d'en apprivoiser les moindres recoins.

Il n'est d'ailleurs pas le seul membre de l'équipe de Suisse à se sentir chez lui à Karlstad. Bengt-Ake Gustafsson, entraîneur assistant de Ralph Krueger, est quant à lui le coach principal des champions de Suède

Dans son antre, Martin Gerber est aux anges. «C'est un rêve pour moi de pouvoir jouer ici, claironne-t-il. Même si pour l'instant les événements ne nous sont pas favorables. »

Car c'est à Färjestad que sa carrière a pris une nouvelle dimension. Désigné meilleur gardien de la saison au pays des trois couronnes, il a trouvé, en terres nordiques, la reconnaissance qui lui faisait défaut en Suisse.

Révélation tardive

Son éclosion tardive tient presque du miracle. Les critiques acerbes et les doutes émis sur ses réels talents de gardien ont en effet longtemps jonché son parcours de hockeyeur.

Nul n'est prophète en son pays. Martin Gerber connaît la rengaine. Son exil en est la preuve. Drafté par le prestigieux club de National Hockey League (NHL) des Mighty Ducks d'Anaheim, il a aujourd'hui les yeux tournés vers la Californie.

«Pour l'instant rien n'est fait, précise Martin Gerber. Les dirigeants ont changé et je dois m'entretenir avec eux à la fin de ces Mondiaux».

Ironie du sort ou signe du destin, lors de la future rencontre entre la Suisse et le Canada, son vis-à-vis ne sera autre que l'actuel gardien du club californien, Jean-Sebastien Giguerre.

Du travail et de l'abnégation

Volontaire et travailleur, Martin Gerber prouve aujourd'hui que le travail et l'abnégation font aussi les champions d'exception. Les années de sacrifice de ce fils de paysan emmentalois n'auront pas été vaines.

A 27 ans, sa consécration n'en est que plus belle. Mais l'homme sait rester humble: «j'ai atteint un but des buts que je m'étais fixé. Mais je dois travailler encore plus pour rester là où je suis.»

Le récent titre de champion de Suède et les sollicitations d'outre-Atlantique ne lui font pas tourner la tête. Il est comme cela «Tinu», humble et réfléchi.

swissinfo/Mathias Froidevaux à Karlstad

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