Navigation

Maria Caputo Mazzarella: le Tessin ne s'arrête pas aux horaires de travail

Maria Caputo Mazzarelle, une vie en automobile entre les frontières. swissinfo.ch

Depuis 13 ans, Maria Caputo Mazzarella, journaliste et comédienne, traverse chaque jour la frontière italienne pour travailler au Tessin. Le trajet quotidien d'une douane à l'autre est désormais une habitude. Elle ne se plaint d'ailleurs pas des heures passées en voiture, dans la file, à écouter de la musique et profiter du paysage.

Ce contenu a été publié le 16 mars 2001 - 13:58

«Frontalière», le terme ne me gêne pas. Pour moi, cela signifie simplement que chaque matin je passe la douane italo-suisse. C'est comme ça, je n'ai pas le choix. Aller-retour chaque jour, des kilomètres de route, des bouchons fréquents. Mais c'est ce que vivent tous ceux qui travaillent, qu'ils soient frontaliers ou non.

On dit que mon physique rappelle la journaliste italienne Lilly Gruber. Franchement, c'est elle qui me ressemble. Et, outre la profession, ce qui nous réunit, c'est probablement le punch, l'énergie de vivre. Je suis journaliste et directrice de la radio locale de Mendrisio.

Mes années de travail au Tessin m'ont aussi donné une vie, des amitiés, des loisirs et quelques pizzas partagées avec les acteurs de ma troupe de théâtre «I Girondini», tessinois et italiens, tous unis par la passion des planches. Une activité très plaisante, presque un travail, mais sans salaire. Bref, pour moi le Tessin ne s'arrête pas aux horaires de travail.

Dans le domaine professionnel, j'ai trouvé ici plus d'organisation et plus de discipline. Mais sinon, il n'y a pas d'énormes différences par rapport à la région de Côme où je suis née et où j'habite. Mon métier me permet d'observer le Tessin chaque jour, sous toutes ses coutures. Si je pouvais changer quelque chose, j'interviendrais sur les salaires. Je pense qu'à ma place un Suisse gagnerait plus que moi, et je crois que cela vaut pour tous les frontaliers.

Mais, honnêtement, je ne me sens pas sous-payée. Cette situation arrange tout le monde: les Italiens qui gagnent plus au Tessin qu'en Italie, et les entreprises suisses. Il est vrai aussi que les frontaliers acceptent certains travaux que les Tessinois ne font plus. C'est toujours la même histoire.

Cela peut sembler un peu rhétorique, et je le regrette, mais je souhaiterais un peu plus de fantaisie au Tessin. L'idéal serait de trouver le juste milieu entre la fantaisie italienne et la discipline tessinoise. Ce qui me plaît dans ce canton, c'est le terroir, le côté touristique, l'air pur, le paysage. Des clichés certes, mais bien agréables.

Au terme, lointain je l'espère, de ma carrière au Tessin, j'aimerais que de la journaliste frontalière Maria Caputo Mazzarella on se rappelle le dévouement pour la chronique tessinoise qu'elle a toujours traitée avec soin et avec le cœur. Le cœur ne connaît pas de frontière.

Maria Caputo Mazzarella

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

En conformité avec les normes du JTI

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Joignez-vous à la discussion

Partager cet article

Changer le mot de passe

Souhaitez-vous vraiment supprimer votre profil?